Ce que pensent les gestionnaires de portefeuille du coronavirus et de la récente volatilité des marchés

Les marchés de capitaux connaissent parfois des périodes de volatilité liées à un événement particulier qui peuvent vous faire craindre pour vos placements. Les gestionnaires d’actifs de Fidelity partagent leur point de vue sur la récente pandémie de coronavirus, expliquent pourquoi les marchés mondiaux s’affolent et ce que cela signifie pour les placements.

Jurrien Timmer – 29 juin 2020

Dans sa mise à jour hebdomadaire, Jurrien Timmer, directeur principal, Macroéconomie mondiale, partage ses observations sur les tendances du marché au cours de la dernière semaine.

Revirement des marchés

Les marchés, qui avaient atteint le creux de la vague en mars, ont rebondi de 45 % pour atteindre un sommet à court terme le 8 juin 2020, alors que l’indice S&P 500 s’établissait à 3 233 points. Selon M. Timmer, les spéculateurs sur séance de la plateforme Robinhood y sont peut-être pour quelque chose. L’or et les titres des sociétés FAANG figurent constamment en tête du classement, tandis que les actions de valeur et de sociétés à petite capitalisation ferment la marche. Depuis le sommet du 8 juin, l’écart se creuse, au point où même les sociétés FAANG subissent des pressions.

Cinq mille milliards de dollars sur les marchés monétaires

En ce moment, cinq mille milliards de dollars dorment sur les marchés monétaires. Selon le sondage sur la confiance des investisseurs de l’AAII, bien que les millénariaux – incluant les spéculateurs sur séance de la plateforme Robinhood – investissent, ce sont les personnes plus âgées qui détiennent la majeure partie des capitaux. M. Timmer croit que les investisseurs plus âgés sont encore extrêmement frileux à l’égard des marchés et c’est ce qui explique la montagne de liquidités qui dorment sur les marchés monétaires.

Élections américaines

M. Timmer fait remarquer que l’appui au président Donald Trump a chuté récemment; ses chances d’être élu ont diminué de 30 %, tandis que M. Biden affiche une avance à deux chiffres. Cependant, il reste encore quatre mois avant les élections et bien des choses peuvent changer d’ici là. M. Timmer s’intéresse davantage à ce qui pourrait se produire au Sénat qu’aux résultats des sondages sur l’issue des élections présidentielles. Selon lui, si le Parti démocrate obtient la majorité au Sénat, des hausses d’impôts, une diminution des rachats et moins d’ingénierie financière pourraient s’en suivre, ce qui ferait baisser les ratios cours/bénéfice des actions cotées en bourse. Cela dit, comme les élections sont relativement fréquentes, les démocrates ne pourront pas faire grand-chose s’ils accèdent au pouvoir. Ne voulant pas passer pour pessimiste, M. Timmer pense que les effets sur les marchés boursiers dureraient seulement un ou deux ans.

Mesures de relance budgétaires supplémentaires

D’autres mesures viendront peut-être, pense M. Timmer, mais il ignore quand elles pourraient être adoptées. Les autorités n’envisageront pas de prolonger le plan de protection de la masse salariale, à moins que des obstacles majeurs n’entravent la réouverture de l’économie. En fin de compte, la Réserve fédérale américaine continue d’affirmer que son mandat est « d’éliminer » le risque associé à l’extrême gauche (risque de perte).

Devise adossée à l’or par rapport au dollar américain

Les opinions à ce sujet sont extrêmement partagées, mais beaucoup avancent que les dépenses déficitaires sont insoutenables et qu’elles finiront par déloger le dollar américain comme devise de réserve. M. Timmer pose instamment la question suivante : « Quelle serait la solution de rechange? » À son avis, le dollar continuera de se déprécier sans toutefois perdre son statut de monnaie de réserve. Il entrevoit toujours une hausse du prix de l’or, car tout l’or du monde « tient dans deux piscines » et n’est pas suffisant pour répondre aux besoins de l’économie mondiale.

 

Steve Buller – 26 juin 2020

Steve Buller, gestionnaire de portefeuille du Fonds Fidelity Immobilier mondial, explique comment le secteur immobilier commercial profite de la réouverture de l’économie.

Impact de la réouverture sur les marchés immobiliers

M. Buller constate que la réouverture de l’économie a été très positive pour le secteur. En effet, comme la plupart des catégories d’immeubles sont des endroits où les gens se rassemblent, le déconfinement a eu des effets favorables. À l’exception des commerces de détail et des hôtels, les statistiques sur les taux de location sont encore bonnes dans la plupart des secteurs dans le monde. Ce sont les commerces de détail, les hôtels et certains immeubles de bureaux qui ont été les plus durement touchés par les défauts de paiement.

Centres commerciaux

Le commerce électronique soutire chaque année une part de marché au secteur des centres commerciaux, et M. Buller pense que la COVID-19 a accéléré cette tendance d’environ deux ans. Les clients apprécient l’aspect pratique du commerce électronique et ils pourraient ne plus revenir dans les commerces de détail traditionnels lorsque ceux-ci rouvriront.

Immeubles de bureaux

Deux courants s’opposent : d’une part la technologie qui permet le télétravail et d’autre part le désir de travailler avec des collègues et de collaborer en personne. Le problème, c’est que le secteur des immeubles de bureaux suit la croissance du PIB et de l’emploi, qui pourrait ralentir dans les deux cas. Par contre, l’augmentation du nombre de personnes qui travaillent de la maison pourrait être contrebalancée par le besoin d’avoir plus d’espace dans les locaux pour ceux qui travaillent au bureau.

Occasions

M. Buller pense qu’il y a de bonnes occasions de placement dans les centres de données et de logistique qui soutiennent le commerce électronique, puisque chaque tranche de 1 million $ US de ventes en ligne nécessite des installations de distribution logistique d’un million de pieds carrés.

Il se méfie du piège de valeur dans le secteur du détail, parce que certains détaillants pourraient ne jamais se remettre du confinement, mais il pense toujours que les titres immobiliers mondiaux peuvent offrir une bonne protection contre l’inflation à long terme (sur des dizaines d’années). La demande est aussi passablement élevée pour la location à court terme, l’impossibilité de voyager obligeant les gens à passer leurs vacances près de chez eux.

 

Don Newman – 25 juin 2020

Le gestionnaire de portefeuille du Fonds Fidelity Dividendes Plus Don Newman explique comment il répartit l’actif à l’intérieur du portefeuille pendant le redémarrage de l’économie.

Remontée de l’indice S&P 500

De l’avis de M. Newman, la remontée de 45 % de l’indice S&P 500 a été soutenue par :   

  • Les mesures de politique monétaire des banques centrales, comme l’ajout d’environ 3 000 G$ dans le bilan de la Réserve fédérale pour fournir des liquidités au marché et inciter les gens à investir dans des actifs risqués.
  • Les mesures budgétaires d’environ 200 G$ au Canada, qui ont aidé à stabiliser les dépenses de consommation.
  • L’optimisme relié à la réouverture de l’économie.

Répartition du portefeuille

M. Newman classe ses placements dans trois catégories :

1. Sociétés ayant de très bonnes chances de maintenir et d’augmenter leur dividende au cours des deux à trois prochaines années; leurs titres se négocient à des ratios cours/bénéfice raisonnables et sont peu volatils. Les secteurs visés sont les services publics, les biens de consommation de base, les soins de santé et les services de communication.

2. Sociétés qui ont été acquises durant le repli, notamment des titres cycliques qui ont été exagérément sanctionnés (en baisse de 70 %). M. Newman pense qu’un certain nombre de ces sociétés pourraient rapporter aux investisseurs plusieurs fois leur mise. Il cible en particulier les secteurs de l’énergie et des mines et métaux.

3. Sociétés de grande qualité dans lesquelles M. Newman ne pouvait pas investir auparavant parce qu’elles se négociaient à des ratios cours/bénéfice plus élevés. Ce sont des sociétés qui ont un RCP élevé, un important pouvoir de fixation des prix et un bilan enviable et qu’on peut retrouver dans n’importe secteur.

Nouvelles occasions

M. Newman recherche les sociétés qui ne sont pas lourdement endettées, qui n’auront pas à rembourser leur dette pendant les deux prochaines années, qui continuent de prendre de l’expansion, ainsi que les sociétés dont les dividendes sont durables et qui continueront de se négocier à prime. 

Les dividendes vont remplacer les rachats

M. Newman pense que plusieurs sociétés mettront les rachats d’actions de côté pendant un certain temps, étant donné qu’il serait mal vu de congédier des employés, pour ensuite racheter le titre. Il pense que les dividendes pourraient remplacer les rachats au cours des deux prochaines années.

L’avantage des sociétés de grande taille

M. Newman estime que la COVID-19 a favorisé les grandes sociétés qui étaient en meilleure situation financière et qui avaient les ressources pour permettre à leurs employés de travailler de la maison sans délai.

 

Ayesha Akbar – 24 juin 2020

Ayesha Akbar, gestionnaire de portefeuille du Fonds Fidelity Répartition mondiale, décrit les tendances qu’elle constate et comment elle établit la répartition des actifs mondiaux dans un contexte de volatilité des marchés.

Composition du portefeuille

Mme Akbar conserve une répartition neutre dans laquelle les actions occupent la plus grande part (actions = 65 %, titres à revenu fixe = 30 % et liquidités = 5 %).

Vecteurs de l’économie

Selon Mme Akbar, la croissance économique est propulsée par deux principaux vecteurs depuis quelques années :

1. la Chine, qui a largement contribué à la croissance économique;

2. la volonté de dépenser des consommateurs américains. 

Chaînes d’approvisionnement

Mme Akbar note que le consensus général penche vers le rapatriement des chaînes d’approvisionnement. Les marchés d’Amérique du Nord ne veulent plus être dépendants de la production étrangère, la plupart des chaînes d’approvisionnement étant concentrées en Chine, et la pandémie a renforcé cette conviction. Il reste à voir comment les États-Unis rétabliraient les chaînes d’approvisionnement, par exemple : le travail sera-t-il exécuté par des employés ou des robots? Cette décision aurait d’importantes répercussions sur l’inflation et sur les salaires.

Tourmente politique

Mme Akbar est d’avis que, dans l’ensemble, la tourmente n’est pas un événement négatif. Le monde entier est le théâtre de nombreux changements, ce qui est tout à fait normal. Elle surveille actuellement les marchés émergents et l’Europe; elle croit que l’Europe pourrait devenir un marché intéressant pour les investisseurs grâce au fonds de relance de la Banque centrale européenne.

Valeur ou croissance?

Mme Akbar considère que les actions de valeur ne constituent pas un bon placement depuis une dizaine d’années, et elle a privilégié les actions de croissance. Une surperformance des actions de valeur supposerait que la courbe de rendement s’accentue à nouveau et que des mesures de contrôle de la courbe soient adoptées (ce que pourrait effectivement faire la Réserve fédérale américaine). Néanmoins, elle estime judicieux, pour en assurer la diversification, d’accorder une certaine pondération aux actions de valeur dans un portefeuille.

 

Peter Bowen et Michelle Munro – 23 juin 2020

Les spécialistes de la fiscalité et de la réglementation Peter Bowen et Michelle Munro discutent du Sondage 2020 de Fidelity sur la retraite et cherchent à déterminer si la retraite sera assujettie à de nouvelles règles après la pandémie.

Sondage 2020 de Fidelity sur la retraite

Pour cette quinzième édition du sondage de Fidelity sur la retraite, la COVID-19 a dominé l’attention. L’inquiétude ressentie par de nombreux investisseurs au sujet de leur situation financière s’est traduite par une variation inhabituelle des résultats sur une période de douze mois.

Analyse du sondage

La variation la plus importante concerne les préretraités, dont 40 % envisagent la retraite avec appréhension. Ce pourcentage est le plus élevé depuis la création du sondage en 2014. Bon nombre de gens ont perdu leur emploi et sont inquiets sur leur situation financière future. Mme Munro estime que cela fait ressortir la nécessité de consulter un conseiller financier.

Impact de la COVID-19 sur les retraités

La COVID-19 a eu un impact négatif pour 38 % des préretraités et 48 % des retraités qui occupent un emploi, et les Canadiens dans l’ensemble envisagent désormais des placements plus prudents.

Importance d’avoir un plan financier

M. Bowen constate que les personnes qui ont un plan se sentent généralement mieux préparées (financièrement, socialement, émotionnellement et même physiquement), mais seulement 22 % des préretraités déclarent disposer d’un plan financier écrit.

Taux de retrait durable

Le taux de retrait traditionnellement utilisé se situe en moyenne dans la fourchette de 4 % à 4,5 %, et le contexte actuel ne justifie pas de le changer. Le taux de retrait varie habituellement au fil du temps; les premières années de la retraite peuvent exiger davantage d’argent et le plan doit en tenir compte.

Le rapport 2020 de Fidelity sur la retraite est maintenant disponible. 

 

Jurrien Timmer – 22 juin 2020

Dans sa mise à jour hebdomadaire, Jurrien Timmer, directeur principal, Macroéconomie mondiale, partage ses observations sur les tendances du marché au cours de la dernière semaine.

Volte-face du marché baissier

L’analyse de M. Timmer des reprises ayant suivi un marché baissier révèle que la seule fois où nous avons connu une reprise de l’ampleur et de la vigueur de celle que nous connaissons aujourd’hui était de 1929 à 1932, ce qui n’est pas sans l’étonner, car les marchés baissiers sont rarement aussi profonds.

Dollar américain

Le dollar américain a fléchi, ce qui pourrait donner lieu à d’excellentes occasions, pense M. Timmer, car le reste du monde semblera plus attrayant. Si la Réserve fédérale américaine (Fed) continue d’acheter davantage de papier commercial que ce que le Trésor américain émet, le dollar américain restera faible et continuera de présenter des occasions pour les marchés mondiaux. L’affaiblissement du dollar favorise les marchés émergents, les marchandises et l’or ainsi qu’un penchant pour la valeur. À l’heure actuelle, les régions que préfère M. Timmer sont les marchés émergents et l’Europe.

Actions axées sur les dividendes

D’après M. Timmer, les sociétés en mesure d’offrir une croissance stable de leur dividende – et non seulement de leur taux de distribution – seront récompensées par les investisseurs vieillissants, à la recherche de revenu et ne le trouvant pas sur le marché obligataire, sauf en ce qui concerne les obligations de sociétés. Il est convaincu que dans les régions aux prises avec un vieillissement de la population, comme le Canada et les États-Unis, les sociétés qui versent des dividendes sauront tirer leur épingle du jeu.

Inflation

Les banques centrales pourraient tirer parti d’une hausse de l’inflation et du maintien de faibles taux de rendement nominaux par la Fed pour faire reculer les taux réels encore plus loin en territoire négatif, créant des conditions propices à une hausse des cours aurifères. Si l’inflation structurelle reprend, le style valeur pourrait surpasser le style croissance, à son avis, et les marchandises pourraient l’emporter sur les titres de sociétés.

 

Jed Weiss – 19 juin 2020

Jed Weiss, gestionnaire de portefeuille du Fonds Fidelity Croissance internationale, a participé à une webémission DialoguesFidelity afin de discuter de son approche de placement et des secteurs des marchés internationaux où il perçoit des occasions.

Démarche de placement

La discipline d’achat de M. Weiss repose sur trois principaux critères :

1. perspectives de croissance structurelle sur plusieurs années;

2. entreprises où les barrières à l’entrée sont élevées (grâce à un solide pouvoir de fixation des prix à toutes les étapes du cycle du marché);

3. valorisations attrayantes compte tenu des prévisions de bénéfices.

Lorsqu’un placement commence à s’écarter de ces critères, M. Weiss se tourne vers sa discipline de vente.

Segments intéressants

M. Weiss s’intéresse aux entreprises franchisées; il recherche des franchises durables qui profitent d’importants facteurs favorables à long terme et de prix attrayants. Ses décisions de placement reposent sur une perspective de trois à cinq ans, et le taux de rotation du portefeuille du Fonds oscille entre 20 % et 30 %.

Positionnement durant la COVID-19 

La pandémie de COVID-19 a donné naissance à nombre d’occasions, et M. Weiss a pu déployer progressivement des capitaux  dans trois catégories :

  • entreprises dont les valorisations étaient à un certain moment excessives;
  • entreprises dotées d’un solide modèle d’affaires, qui était loin de se refléter sur le cours du titre, même si la baisse n’était pas justifiée;
  • entreprises qui ont profité de la crise, mais dont le cours du titre était toujours en baisse.

Liquidités 

M. Weiss cherche à maintenir une proportion de liquidités variant entre 1 % et 4 % à l’intérieur du Fonds. Il conserve un certain niveau de liquidités de roulement pour ne pas être forcé de vendre durant un repli – autrement dit pour ne pas être obligé de vendre des placements du Fonds pour pouvoir en acheter d’autres – tout en évitant que les liquidités augmentent au point où l’exposition aux facteurs macroéconomiques dicte le rendement du Fonds.

Démondialisation 

M. Weiss pense que même si la Chine a été traditionnellement considérée comme l’usine du monde, le pays est en train de perdre sa position concurrentielle dans certains secteurs de la fabrication; en conséquence, on commence à voir apparaître des usines dans d’autres régions, comme en Asie du Sud-Est et au Vietnam. Le déploiement de nouvelles usines et l’automatisation ont été profitables pour d’autres pays, mais que ceux-ci pourraient aussi causer des mini-dislocations, qui à leur tour pourraient offrir des occasions de placement pour le Fonds. M. Weiss pense qu’un mouvement vers la démondialisation était déjà engagé avant que les discussions sur le commerce commencent.

Thèmes en Chine 

M. Weiss observe trois grands thèmes en ce moment :

  • la pénétration du commerce électronique est en forte accélération;
  • les dépenses de consommation augmentent;
  •  l’infonuagique est en expansion. 

Il y a 10 ou 15 ans, on regardait ce qui se passait aux États-Unis et on transposait nos observations dans nos prévisions pour la Chine, mais les choses ont commencé à changer et on regarde désormais ce qui se passe en Chine pour anticiper ce qui pourrait se produire aux États-Unis.

 

Sam Polyak – 18 juin 2020

Sam Polyak, gestionnaire de portefeuille du Fonds Fidelity Marchés émergents, décrit les types de sociétés qu’il recherche parmi les marchés émergents et traite des secteurs qui sont porteurs d’occasions.

Style de placement

M. Polyak est réputé pour son style de placement CAPR (croissance à un prix raisonnable) et il considère que le cours des actions est dicté par les bénéfices. Son processus repose essentiellement sur la sélection des titres afin de constituer un portefeuille composé d’une cinquantaine de placements. M. Polyak applique des balises strictes pour les placements du Fonds (régions géographiques, secteurs et titres individuels) afin d’augmenter la diversification et de générer de solides rendements corrigés du risque.

Pays et secteurs intéressants

M. Polyak surpondère deux pays par rapport à l’indice de référence : le Mexique et la Russie. Il mentionne qu’il n’a jamais détenu des pondérations supérieures à l’indice dans ces pays auparavant, et même s’il reconnaît qu’ils ont été gravement malmenés en raison de leur dépendance au pétrole, il pense qu’on peut toujours y trouver une poignée de sociétés très intéressantes. Les banques mexicaines sont très bon marché d’un point de vue historique, de même que les sociétés de matériaux. En Russie, une entreprise similaire à Google a bien fait grâce à une bonne gestion et une concurrence limitée, ce qui lui a permis d’étendre sa présence au pays.

Sociétés émergentes – transparence et analyse

M. Polyak estime que Fidelity est avantagée par sa solide équipe de recherche établie à Hong Kong. Celle-ci est toujours sur le terrain pour rencontrer les sociétés, les fournisseurs, les dirigeants et les consommateurs, mais ce qui distingue surtout Fidelity, c’est l’attention portée à la gouvernance d’entreprise. L’équipe de la gouvernance d’entreprise de Fidelity, établie à Bangalore, analyse tous les placements potentiels en procédant à des vérifications des antécédents et à des examens en profondeur afin d’éviter d’éventuels écueils.

Impact du virus

M. Polyak pense que certaines régions dans le monde pourraient continuer d’être confinées, mais pas avec la même ampleur qu’en mars lorsque le monde entier s’est arrêté. Il s’attend à ce que le monde se déconfine progressivement et il est de plus en plus convaincu que les choses vont commencer à s’améliorer en deuxième moitié d’année si un vaccin devient disponible et que les gens recommencent à voyager. Certains secteurs pourraient peiner davantage – par exemple celui des immeubles commerciaux, étant donné le maintien du télétravail – alors que d’autres pourraient encore se démarquer, comme le commerce électronique et les supermarchés.

 

Patrice Quirion – 16 juin 2020

Le gestionnaire de portefeuille Patrice Quirion estime qu’il y a de bonnes occasions à saisir pour les investisseurs à contre-courant en ce moment, et il donne son point de vue sur les secteurs qui lui semblent les plus prometteurs.

Rotation du portefeuille

Selon M. Quirion, la rotation des titres de croissance – qu’il appelle les « chouchous du marché » – vers les entreprises stables et de bonne qualité, mais malmenées, offre une excellente occasion. Pour les investisseurs qui peuvent adopter une perspective à long terme, M. Quirion juge que ce genre d’occasions pourrait ne pas se représenter avant 10 ans. L’achat de bonnes entreprises cycliques devrait être privilégié à son avis, puisque si l’économie prend du temps à se rétablir, ces entreprises ont plus de chances de passer au travers et elles pourraient offrir un potentiel de gains important.

Soins de santé et fabrication

M. Quirion a évité les sociétés qui fabriquent des tests de dépistage du virus jugeant la chasse au rendement inutile puisque les valorisations de ces sociétés sont déjà élevées. Dans le secteur des soins de santé, le sous-groupe des appareils médicaux et des chirurgies non urgentes lui semble plus attrayant.

À son avis, la fabrication est l’un des secteurs les plus prometteurs en ce moment. Les sociétés de ce secteur pâtissent et les guerres commerciales, le Brexit et le ralentissement de la Chine ont réduit la capacité; par contre, elles pourraient représenter un bon achat à contre-courant pour les investisseurs qui peuvent se projeter dans quelques années.

Segments intéressants

  • Corée du Sud : doté d’un secteur manufacturier robuste, ce pays est aussi un important exportateur, ce qui pourrait donner lieu à de nombreuses occasions aux yeux de M. Quirion.
  • Automobile : les ventes sont en baisse, mais à long terme on peut penser que les craintes liées au transport public pourraient stimuler la demande d’automobiles. M. Quirion se concentre sur les meilleures sociétés de la chaîne de production automobile.
  • Services financiers européens : M. Quirion a ajouté certaines positions dans les banques qu’il juge être les meilleures en Europe.

 

Jurrien Timmer – 15 juin 2020

Dans sa mise à jour hebdomadaire, Jurrien Timmer partage ses observations sur les tendances du marché au cours de la dernière semaine.

Repli du marché 

M. Timmer pense que la correction était nécessaire et que les investisseurs ne devraient pas s’inquiéter, précisant que les chances sont du côté des investisseurs et que jamais dans l’histoire le marché ne s’est redressé autant sans que cela coïncide avec le début d’un marché haussier.

Capital vs main-d’œuvre

M. Timmer souligne l’impression générale que les entreprises sont récompensées au détriment des gens ordinaires; si la situation devait s’inverser, l’impôt des sociétés pourrait augmenter aux États-Unis. Une croissance plus faible des bénéfices pourrait réduire les montants distribués aux actionnaires. En raison de ce retour du pendule du capital vers la main-d’œuvre, les employés pourraient être mieux rétribués que les actionnaires, ce qui ferait baisser les valorisations.

M. Timmer estime que si une transition du capital vers la main-d’œuvre s’opère, le salaire minimum aux paliers inférieurs pourrait augmenter. En revanche, si les entreprises constatent un gain de productivité alors que leurs employés travaillent de la maison, celles-ci se verront-elles toujours obligées de payer les salaires « de la grande ville » ou pourraient-elles réduire les salaires à mesure que les gens migrent à l’extérieur des villes ou dans des régions où le coût de la vie est moins élevé?

Chine

Les données ont été impressionnantes, en particulier dans le cas de l’indice des directeurs d’achats (Purchasing Managers Index ou PMI), qui confirme une reprise complète « en forme de V » de l’économie chinoise. Ce constat permet à M. Timmer de croire en la capacité de l’ensemble des économies à surmonter l’impact du virus en ce qui concerne la production de biens. Les bons résultats de l’indice MSCI s’expliquent en bonne partie par la place prépondérante qu’occupe la Chine au sein de celui-ci, et M. Timmer est d’avis que de belles occasions à saisir pourraient se présenter de ce côté.

Vieillissement de la population

Le filet social aux États-Unis est moins important que dans d’autres pays, comme en Europe où les importants régimes de pension permettent de soutenir les revenus à la retraite. Cela pourrait expliquer la domination des sociétés de croissance à long terme et des sociétés à dividende stable sur les sociétés axées sur la valeur fondamentale au cours des cinq dernières années, étant donné que leurs titres produisent des liquidités très recherchées dans le contexte actuel de bas taux d’intérêt.

 

Hugo Lavallée – 12 juin 2020

L’investisseur à contre-courant Hugo Lavallée expose ses perspectives sur les occasions de placement en accord avec son mandat à la lumière de la réouverture des économies.

Investir à contre-courant

M. Lavallée investit à la fois dans des titres de valeur et des titres de croissance, et il peut favoriser l’une ou l’autre de ces catégories. L’évolution de la pandémie a bien servi son style de placement, qui consiste à chercher de bonnes entreprises aux prises avec des difficultés temporaires (trimestres ou années difficiles). Alors que les événements défavorables vont et viennent, ce qui a un effet sur la volatilité actuelle, M. Lavallée s’intéresse plutôt à l’avenir. Ses principaux placements en ce moment se composent de sociétés qui vendent des articles de faible valeur, comme 5below, Dollarama et Chipotle.

Perspectives sectorielles

  • Services financiers : M. Lavallée sous-pondère ce secteur par rapport à l’indice de référence et il ne détient aucune banque canadienne. 
  • Pétrole et gaz : Même s’il a obtenu du succès dans ce secteur par le passé, M. Lavallée s’en désintéresse en raison du trop grand nombre de facteurs défavorables pour son style de placement.
  • Titres cycliques et produits industriels : Le gestionnaire de portefeuille a augmenté ses placements dans ces secteurs durant le repli afin d’améliorer le bêta du portefeuille.
  • Marché canadien de l’habitation : M. Lavallée estime que si ce secteur a réussi à se remettre de la crise de 2008-2009, il parviendra à se tirer d’affaire encore cette fois. Il s’inquiète davantage de l’immigration, qui est traditionnellement un important moteur de croissance économique. 
  • Tourisme : M. Lavallée n’investit pas dans ce secteur en ce moment, que ce soit dans les hôtels, les compagnies aériennes ou les agences de voyages.
  • Or : M. Lavallée est optimiste pour l’or, même s’il en détient peu en ce moment.

Placements ESG

M. Lavallée s’intéresse surtout aux placements liés à l’environnement (le « E »), mais il constate que ses collègues de Fidelity font de l’excellent travail dans les secteurs de l’investissement socialement responsable et de la gouvernance (le « S » et le « G »). Il est important également de rappeler que Fidelity a sa propre cote ESG et qu’elle ne se contente pas de suivre les évaluations de MSCI.

 

Andrew Clee, Jing Huang et Andres Rincon – 11 juin 2020

Andrew Clee, vice-président, FNB, discute de la façon dont les investisseurs peuvent inclure des FNB dans leurs portefeuilles, en compagnie de Jing Huang, directrice, BMO Marchés des capitaux, et d’Andres Rincon, directeur, Stratégie de FNB.

Conjoncture des marchés

En avril, les flux d’actifs investis dans des FNB se sont chiffrés à seulement 650 M$, mais ils ont augmenté considérablement en mai pour atteindre 2,5 G$, alors que les investisseurs reprenaient le goût du risque. Les marchés boursiers ont montré une préférence pour les titres de valeur, qui ont devancé les titres de croissance, et pour les titres à petite capitalisation, qui ont surpassé les grandes capitalisations.

Thèmes courants pour les conseillers

M. Clee et ses collègues constatent que les conseillers se renseignent sur des catégories d’actifs bien précises et ils notent un intérêt particulier pour les FNB axés sur les marchandises et pour le secteur aurifère, où plusieurs petits titres ont récemment ajouté de la valeur aux portefeuilles.

Tendances sectorielles

Les placements ESG continuent d’être en vogue, en particulier chez les investisseurs institutionnels, alors que leur croissance est plus faible dans le secteur du détail. Bien que la COVID-19 ait brisé temporairement le rythme, avant la pandémie, les placements ESG retenaient l’attention de nombreuses sociétés, et nous pensons qu’ils retrouveront la faveur après la pandémie. Pendant la récente période de volatilité, les fonds ESG ont enregistré de bons résultats, et de nombreuses recherches indiquent qu’ils génèrent de l’alpha.

Une autre tendance importante observée chez de nombreux investisseurs institutionnels est l’abandon des versions tactiques des FNB au profit des versions de base.

Rotation actuelle des facteurs

Les titres de croissance ont dominé au cours des 13 dernières années, mais les titres de valeur commencent à prendre la relève. S’inscrivant dans cette tendance, Fidelity a lancé cette semaine les FNB factoriels axés sur la valeur et le momentum.

 

Mark Schmehl – 10 juin 2020

Le gestionnaire de portefeuille Mark Schmehl estime que la situation s’améliore, mais reste à savoir à quelle vitesse se fera le retour à la normale. Les fonds qu’il gère ont enregistré de bons résultats tout au long de la crise parce qu’ils détenaient plusieurs sociétés qui ont bénéficié de la croissance du télétravail.

Secteurs d’intérêt
Pour ce qui est des tendances montantes, le télétravail est là pour rester, selon M. Schmehl, et les actions qui en profitent resteront performantes.  Il s’intéresse aux sociétés très innovantes de ce segment, comme Zoom et Etsy, et suit de près les entreprises axées sur les facteurs ESG, comme Tesla, pour voir comment elles se redresseront. Il observe un retour progressif de certaines tendances sur lesquelles il misait avant la pandémie de COVID-19, mais elles sont encore éclipsées par le virus.

M. Schmehl investit dans des sociétés qui se trouvent aux deux extrémités du spectre et précise que les actions les plus malmenées appartiennent essentiellement au secteur du tourisme (p. ex. les croisiéristes, les compagnies aériennes et les sociétés de réservation). Il indique que lorsqu’une entreprise appartenant à un secteur particulièrement mal en point revient sur les marchés et recommence à vendre des titres participatifs, cela signifie qu’elle a probablement touché le fond; il investit dans certaines d’entre elles, estimant qu’elles échapperont à la faillite.

Rotation du portefeuille

Actuellement, le taux de rotation du portefeuille de M. Schmehl est très faible, car il détenait déjà bon nombre d’entreprises qui ont profité de la crise, comme Etsy, Slack, Zoom et Shopify. Sa participation aux hausses a donc été supérieure aux prévisions. Sa démarche a été de conserver les entreprises qui ont tiré leur épingle du jeu et d’accroître les placements dans les sociétés les plus durement touchées.

Tendances

M. Schmehl s’attend à de nombreux changements au cours des 12 à 18 prochains mois. Il s’emploie à repérer les sociétés qui bénéficieront de ces changements et celles qui risquent d’en souffrir. Lors de ses entretiens avec les équipes de direction, il les interroge sur les tendances qu’elles observent chez leurs clients : le comportement des consommateurs a-t-il changé? Y a-t-il des données qu’elles trouvent surprenantes? Les changements d’habitude de leur clientèle ont-ils eu des répercussions sur leurs activités?

 

Sri Tella et Catriona Martin – 9 juin 2020

Les gestionnaires de portefeuilles de titres à revenu fixe Sri Tella et Catriona Martin affichent un optimisme prudent face aux nouvelles récentes de déconfinement, et ils attendent de voir si le consommateur va rebondir. La phase de déconfinement est importante pour rebâtir la confiance, mais même si les indices se sont améliorés considérablement et que les gens retournent progressivement au travail, un soutien continu est nécessaire pour surmonter la volatilité actuelle. M. Tella et Mme Martin surveillent :

o   les taux de chômage (temporaires et à long terme);

o   les indicateurs à haute fréquence (p. ex., le nombre de personnes qui conduisent);

o   la croissance des liquidités des sociétés (p. ex., ont-elles des liquidités suffisantes pour survivre?).

Mesures monétaires et budgétaires

La Banque du Canada est intervenue pour assurer le financement et la liquidité des marchés, indiquant clairement que l’objectif de ses programmes était d’améliorer leur fonctionnement, et l’ampleur des mesures de relance a permis aux entreprises de trouver de l’argent plus facilement. Au début de cette crise, le Canada était dans une situation enviable avec le ratio de la dette au PIB le plus bas de tous les pays du G7, ce qui le plaçait dans une position avantageuse pour financer sa dette.

Secteurs visés et occasions dans les titres à rendement élevé

Avant les événements récents, les actifs à risque étaient chèrement évalués, attendant qu’un élément déclencheur provoque une réévaluation du marché, et les valorisations des obligations atteignaient des niveaux sans précédent. Les gestionnaires ont trouvé des occasions intéressantes dans la câblodistribution, les télécommunications et les magasins d’alimentation, des secteurs essentiels pour lesquels la demande est élevée en ce moment.

Les gestionnaires ont également noté des occasions parmi les titres de qualité et à rendement élevé où les écarts de taux avaient atteint leurs niveaux les plus faibles du cycle actuel, avant que la crise ne frappe. Mme Martin a profité des écarts de taux plus élevés pour augmenter l’exposition aux titres à rendement élevé.

Inflation

Les gestionnaires mentionnent que les prévisions d’inflation sont assez faibles à court terme, mais qu’il pourrait être avisé d’ajouter à son portefeuille une protection contre l’inflation à long terme.

 

Jurrien Timmer – 6 juin 2020

Jurrien Timmer, directeur principal, Macroéconomie mondiale, analyse l’activité de la semaine dernière sur les marchés.

Points saillants

  • La semaine dernière, le rapport sur l’emploi paru vendredi a provoqué une capitulation forcée, tout en soulevant quelques questions sur l’exactitude des chiffres.
  • Les différentes pièces ont commencé à se mettre en place pour former ce qui ressemble à un marché haussier cyclique :

o   La domination du marché par une poignée de titres de croissance a pris de l’ampleur pour alimenter une reprise déjà impressionnante.

o   L’indice Russell n’a pas remonté autant que l’indice S&P et sa fiabilité a été davantage mise à l’épreuve, mais depuis quelques semaines ces sociétés enregistrent des gains et augmentent l’ampleur du marché.

  • Certaines personnes défient la reprise, ce qui pourrait être une bonne chose si cela continue de pousser le marché plus haut, alors que des investisseurs demeurent à l’écart.

o   L’argent investi dans des actions a été retiré au moment où le marché se redressait.

o   Des actifs de 4,75 mille milliards de dollars sont toujours détenus sur le marché monétaire, mais les sommes qui ont été retirées ont à peine entamé ce montant.

  • Les fonds de couverture couvrent leurs paris baissiers, ce qui a aussi un effet de stimulation, puisqu’ils doivent couvrir leurs positions vendeurs. Les indices des fonds de couverture fournissent les rendements quotidiens, et le calcul des rendements mobiles par rapport à l’indice S&P 500 peut permettre de déterminer si ces produits ont des positions acheteur ou vendeur sur les actions (un bêta mobile inférieur à 0 indique une position vendeur).
  • Une dépréciation du billet vert est aussi un indicateur haussier, puisqu’un dollar fort est un signe de tarissement de la liquidité, ce qui n’est pas favorable.

Démondialisation

M. Timmer considère que c’est un problème grave; cette possibilité avait été mise de côté, mais elle a refait surface lorsque les chaînes d’approvisionnement mondiales ont démontré leur fragilité. Les investisseurs se préoccupent de ces enjeux, mais l’aplatissement de la courbe de la COVID-19 et l’évolution de l’économie ont retenu davantage l’attention parce que leur impact est plus immédiat.

Augmentation des taux des obligations du Trésor

Les taux des obligations du Trésor, qui sont descendus jusqu’à 0,3 %, ont ensuite stagné dans une fourchette de 0,6 % à 0,7 %. Ils se rapprochent maintenant de 1,0 %, ce qui est un autre bon indicateur pour le scénario haussier. Selon M. Timmer, deux indicateurs en particulier montrent qu’une hausse des taux est justifiée dans le contexte actuel :

  • le ratio titres de services financiers/titres de services publics
  • le ratio or/cuivre

Cours vs bénéfices

Le marché avait escompté un résultat bien pire que ce que nous avons vu, et maintenant les bénéfices pour 2020 se stabilisent. Soit les cours sont trop élevés et une correction s’impose, soit les prévisions de bénéfices doivent être rajustées à la hausse. M. Timmer pense que les chiffres de bénéfices vont commencer à se redresser, en particulier en l’absence d’indications de la part des sociétés. Il se peut également que la croissance des chiffres de bénéfices soit simplement plus lente.

Données

M. Timmer estime qu’il est possible que les données économiques globales surestiment le degré de faiblesse de l’économie. Ce fut le cas avec les chiffres de l’emploi qui ne reflètent pas le nombre de demandes d’assurance chômage.

En fin de compte, M. Timmer s’en tient à deux principes : « ne pas aller à contre-courant » et « ne pas défier la Fed ».

 

Joe Overdevest et Lucas Klein – 5 juin 2020

Les directeurs principaux de la recherche Joe Overdevest et Lucas Klein ont observé les tendances des secteurs et des marchés. M. Overdevest indique qu’il est particulièrement emballé par les perspectives des secteurs des services financiers et des ressources. Grâce à leur portée toutefois, les équipes de recherche de Fidelity parviennent à trouver des occasions dans presque tous les secteurs.

Habitation et immobilier

Selon M. Overdevest, ce secteur a ralenti, en bonne partie en raison du niveau d’endettement élevé des consommateurs et de l’impossibilité de visiter physiquement les propriétés dans le contexte actuel. Après 15 années de sous-construction dans le marché américain de l’habitation, M. Klein pense qu’une importante demande contenue pourrait se déployer après la réouverture du marché.

Services financiers

M. Overdevest estime qu’il est très peu probable que les banques canadiennes réduisent leur dividende et, d’un point de vue sectoriel, les gestionnaires de portefeuille perçoivent des occasions plus intéressantes dans ce secteur qu’au cours des deux dernières années. De plus, comme le fait remarquer M. Klein, les évaluations des courtiers sur les marchés des capitaux américains sont descendues en deçà d’une fois la valeur comptable corporelle; or à de tels niveaux récessionnistes, il croit qu’il est logique d’investir dans les banques.

Inflation

Dans le passé, la mondialisation a réduit les coûts. M. Overdevest mentionne qu’un mouvement vers la démondialisation pourrait faire augmenter l’inflation.

 

David Wolf – 4 juin 2020

Le gestionnaire de portefeuille David Wolf, un ancien conseiller du gouverneur de la Banque du Canada, gère des actifs de plus de 65 milliards de dollars en tant que membre de l’équipe de répartition mondiale de l’actif. Il observe plusieurs thèmes au sein de l’économie en ce moment :

  • La perspective divergente de l’investisseur par rapport à celle du consommateur.
  • Les marchés boursiers, qui s’approchent de sommets records, présentent une dichotomie entre un marché en forte hausse d’une part, et la pire économie depuis des années, d’autre part. 
  • Les mesures politiques pour lutter contre la pandémie poussent les gouvernements en situation de déficit. 
  • Les chocs économiques touchent particulièrement les petites entreprises, alors que les plus grandes sont avantagées par la diminution des coûts dans des domaines comme la formation et le perfectionnement, ainsi que les salaires des employés. 
  • Le taux de chômage est à son niveau le plus élevé depuis la Grande Crise. 

Dollar canadien

M. Wolf constate que les attentes sont faibles pour le dollar canadien, comme pour les monnaies de nombreux autres pays. Les indicateurs économiques sous-jacents et les échanges commerciaux seront des indicateurs importants de la performance économique future.

Chaînes d’approvisionnement

M. Wolf pense que les sociétés évalueront le compromis entre rentabilité et fiabilité, quoique la fiabilité soit devenue davantage un enjeu en raison de la COVID-19 et des tensions commerciales. Il laisse entendre qu’un coût pourrait être rattaché à l’obligation de fiabilité, ce qui pourrait réduire la production, les gains d’efficacité et la croissance en raison de l’augmentation des dépenses. 

Perspectives pour la répartition mondiale de l’actif

L’équipe de répartition mondiale de l’actif maintient une perspective globale assez neutre : « nous ne voulons pas partir à la chasse au rebond boursier. » Les fonds gérés par l’équipe présentent une proportion de titres canadiens inférieure à celle de l’indice au profit des marchés émergents et de l’Europe. Selon M. Wolf, les entreprises européennes retiennent davantage l’attention, car elles offrent un potentiel de gains prometteur.

Point de vue sur les placements

M. Wolf a l’intention de se tenir loin de l’économie intérieure et il s’intéresse aux marchés émergents. D’une façon plus générale, il estime que beaucoup d’entreprises offrent encore un certain potentiel d’expansion, grâce aux mesures de soutien des gouvernements fédéraux. 

Direction du marché et tendances 

M. Wolf constate que les titres de croissance ont bien fait et que si la valeur avait la faveur du marché depuis plusieurs dizaines d’années, c’est moins le cas maintenant. Les Portefeuilles gérés de Fidelity et les Mandats de placement privé de Fidelity offrent dans les deux cas des solutions équilibrées qui allient croissance et valeur à l’intérieur des portefeuilles, ce qui peut permettre d’éviter un biais trop prononcé en faveur d’une catégorie en particulier.

 

Jason Kenney, Travis Toews et Tanya Fir – 4 juin 2020

Le premier ministre d l’Alberta, Jason Kenney, le ministre des Finances, Travis Toews, et la ministre du Développement économique, du Commerce et du Tourisme, Tanya Fir, ont participé à une webémission DialoguesFidelity portant sur la reprise dans la province et les perspectives pour le pétrole.

Reprise

Dans l’ensemble, ils ont été surpris par la rapidité de la remontée du secteur de l’énergie et, bien que le secteur ne soit pas encore nécessairement profitable, les signes demeurent néanmoins favorables.

Stratégie de diversification mondiale

Le gouvernement de la province cherche à s’assurer une présence au sein des grands marchés mondiaux, tout en reconnaissant que les États-Unis resteront toujours le principal partenaire commercial; la diversification ne remet pas en question ce fait.

Pipeline transnational

Le ministre des Finances, Travis Toews, fait état de sa satisfaction à l’égard de nombreux projets sur lesquels il travaille. L’objectif de ces projets est d’augmenter la capacité de transport par pipeline vers chacun des grands pôles commerciaux, notamment vers le Centre et l’Est du Canada afin de répondre aux besoins des entreprises de raffinage.

Le premier ministre Jason Kenney pense que l’importante récession mondiale nous rappelle la nécessité de nous doter de politiques pour remettre tout le monde au travail et que le secteur des pipelines peut aider à créer de bons emplois bien rémunérés dans le secteur de la construction. Il mentionne qu’il est important d’avoir une stratégie nord-américaine pour éviter que le Canada dépende du pétrole de l’Arabie saoudite ou d’autres producteurs, et le gouvernement albertain fait valoir que le pétrole canadien est de meilleure qualité, plus propre et plus sécuritaire que celui produit n’importe où ailleurs dans le monde.

Facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance

Le premier ministre pense que si le rendement des placements ESG était évalué de façon plus objective, pour chaque entreprise prise individuellement, les producteurs canadiens obtiendraient une bien meilleure note. Il estime que de nombreuses décisions prises par les investisseurs institutionnels pour restreindre les placements reposent sur des campagnes mal informées.

Immigration

La province lance un certain nombre de programmes d’immigration ciblant les entreprises en démarrage et l’entrepreneuriat. Un volet immigrant entrepreneur, par exemple, pourrait faciliter la crise de succession des petites et moyennes entreprises en permettant à des acheteurs potentiels étrangers qui le souhaitent de lier leur acquisition de ces entreprises à une résidence permanente.

Coopération entre les provinces

Le premier ministre Kenney mentionne qu’il y a eu une formidable coopération entre l’ensemble des provinces et le gouvernement fédéral et que le public serait surpris par le niveau de collaboration sur des sujets comme l’économie et la santé publique.

La province examine la possibilité d’offrir une autre forme de liquidité financière aux entreprises en difficulté, qui s’ajouterait aux programmes de crédit aux entreprises de la BDC et d’EDC.

Tourisme

Pour relancer le secteur du tourisme, la ministre du Développement économique, du Commerce et du Tourisme, Tanya Fir, estime qu’il faut absolument trouver un moyen de permettre aux gens de voyager de nouveau d’une manière sécuritaire. Son ministère travaille avec Tourisme Alberta pour inciter les gens à prendre des « vacances à la maison ». Pendant qu’ils préparent les prochaines phases de la réouverture, ils entendent continuer de resserrer les liens avec les partenaires aériens en vue d’une reprise des voyages à l’intérieur du pays.

Perspectives pour le pétrole

Le premier ministre estime qu’il faudra entre 12 et 18 mois avant que les surplus de pétrole diminuent; pour l’instant, il espère que le marché pourra remonter autour des 40 $ le baril, ce qui correspond à peu près au seuil de rentabilité. Tout bien considéré, il pense que les gens devraient être optimistes pour le pétrole canadien à moyen et long terme, compte tenu de l’utilisation plus efficace du capital au Canada, qui surpasse la concurrence.

 

Adam Kutas – 3 juin 2020

Le gestionnaire de portefeuille Adam Kutas surveille les tendances en matière de mondialisation et leur incidence pour les investisseurs. Il constate que les entreprises quittent la Chine et s’établissent dans les pays émergents et frontaliers voisins, et se demande si la COVID-19 et les tensions croissantes entre les États-Unis et la Chine accélèrent ce phénomène.

Mondialisation

M. Kutas fait remarquer que la tendance vers la mondialisation est l’une des dynamiques historiques les plus durables. La mondialisation s’accélère en Chine par le biais de l’initiative « ceinture et route », et l’intégration fiscale des pays européens en est un autre exemple.

Chaîne d’approvisionnement

Le monde évolue et, vu la conjoncture du marché, la recherche se concentre sur les chaînes d’approvisionnement. La guerre commerciale, un enjeu qui ne posait pas problème auparavant, force maintenant de nombreuses sociétés à réévaluer leurs chaînes d’approvisionnement et à réduire leur exposition à la Chine.

L’initiative « ceinture et route » de la Chine l’aide à reprendre sa place en tant que puissance mondiale et à développer des partenariats économiques, politiques et commerciaux. Ceci lui permet d’établir une sphère d’influence dans les pays avec lesquels elle entretient des relations commerciales plus importantes que les États-Unis et d’accroître la dépendance de ces pays envers la Chine.

Sources d’occasions

D’un point de vue structurel, M. Kutas est d’avis que les Philippines, le Bangladesh et l’Indonésie demeurent gagnants. Il tient les investissements privés à l’œil et investit ses capitaux de façon agressive, tout en cherchant les titres de grande qualité qui se négocient à bon prix.

 

Daniel Dupont – 2 juin 2020 

Le gestionnaire de portefeuille Daniel Dupont est optimiste et enthousiaste face au potentiel de gains des actions à grande capitalisation dans les prochaines années.

Structure des portefeuilles

Depuis qu’il a commencé à investir les actifs liquides qui comptaient pour 40 % du Fonds en mars, M. Dupont a revu à la hausse ses perspectives pour le pétrole et il a augmenté la pondération de ce secteur. Il ne pense pas que les conséquences à long terme des mesures de relance gouvernementales face à la pandémie de COVID-19 auront beaucoup d’impact sur les investisseurs en actions, et il ne dévie pas de sa philosophie de placement de base.

M. Dupont mentionne qu’il perçoit plus d’occasions au Canada pour le Fonds Fidelity Grande Capitalisation Canada qu’il n’en a vu au cours des cinq à huit dernières années, et il a accordé plus de place aux sociétés pétrolières et gazières et aux banques, qui affichaient une valeur comptable enviable en mars et dont le succès à long terme sera plus déterminant selon lui que la prochaine volatilité à court terme. Les sociétés de biens de consommation de base et de technologie, qui forment une bonne partie du Fonds, aident cependant à gérer la volatilité.

Valeur c. croissance

Le décalage entre les titres de valeur et de croissance qu’on observe depuis des années, à l’avantage des titres de croissance, a persisté malgré la pandémie de coronavirus.

Pétrole et gaz

M. Dupont a profité des faibles valorisations pour augmenter ses placements dans des sociétés qui occupent une position favorable sur un horizon de placement à long terme (de 10 à 20 ans).

 

Jurrien Timmer – 1er juin 2020

Dans sa mise à jour hebdomadaire, Jurrien Timmer partage son point de vue sur les événements de la semaine dernière.

Indicateurs de la semaine dernière

  • Nous avons noté une ampleur et un momentum positifs, un leadership positif, un affaiblissement du dollar américain, un aplatissement de la courbe des bénéfices et beaucoup de scepticisme au sein du marché.
  • Les marchés sont en hausse de 40 % par rapport aux creux et en baisse de seulement 10 % par rapport aux sommets.
  • Les révisions à la baisse des prévisions de bénéfices restent très faibles, mais la courbe s’aplatit.
  • Le taux d’épargne a récemment augmenté à 33 %.
  • Le dollar américain commence à faiblir.
  • 94 % des actions se négocient à l’intérieur de leur moyenne mobile à 50 jours (le taux le plus élevé en 20 ans).
  • Cette progression survient malgré la perception négative du marché.
  • Des liquidités de 4,8 billions de dollars sont emmagasinées sur les marchés monétaires.

États-Unis, Chine et Hong Kong

Le marché s’intéresse davantage aux impacts de la COVID-19 qu’à la relation entre les États-Unis et la Chine en ce moment, une situation qu’il faudra surveiller, en particulier à l’approche des élections.

Perspectives de reprise aux États-Unis par rapport aux autres pays du G7

M. Timmer estime que les États-Unis sont dans une position unique où la Réserve fédérale (la Fed) et le Trésor américain sont au diapason. Par contre, en Europe, la situation peut être plus compliquée en raison de l’absence d’une politique budgétaire commune.

Divergence entre Wall Street et l’homme de la rue?

M. Timmer pense que, comme durant la grande crise financière, les estimations de bénéfices futurs peuvent être trop faibles dans des périodes comme celle-ci.

Comment expliquer qu’une reprise soit en vue?

L’endiguement du virus et le confinement comptent parmi les principaux facteurs, suivis de près par la réponse de la Fed aux États-Unis.

Volatilité

M. Timmer pense qu’on peut s’attendre à ce que la volatilité diminue à mesure que la situation sanitaire s’améliore et que les économies redémarrent, mais les gens vont continuer de craindre une réouverture trop rapide, qui pourrait nécessiter un nouveau confinement. Selon lui, la reprise « en forme de V » pourrait se transformer en reprise « en forme de W » si jamais une deuxième vague venait compromettre le scénario de reprise.

Marchés émergents et frontaliers

À son avis, un dollar plus faible est une bonne chose (et un signal haussier) pour les placements dans les marchés émergents et frontaliers; c’est important pour les marchés américains et ce pourrait l’être encore plus pour les marchés à l’extérieur des États-Unis qui détiennent des positions vendeur sur le billet vert.

 

HyunHo Sohn – 29 mai 2020

HyunHo Sohn, gestionnaire de portefeuille du Fonds Fidelity Innovations technologiques, traite des tendances actuelles dans le domaine de la technologie et explique où il trouve des occasions.

Tendances

Au chapitre de la consommation, M. Sohn constate que le taux d’adhésion du magasinage en ligne et des plateformes utilisées pour se connecter à un réseau virtuel a augmenté, tout comme l’utilisation des options de divertissement numérique, comme Netflix, les plateformes de diffusion en continu et les services de jeux. Du côté des entreprises, on a observé une transition visant à raccorder les employés au réseau de l’employeur et à étendre le télétravail afin d’assurer le maintien de la productivité.

Fonds Fidelity Innovations technologiques

M. Sohn pense que son mandat est différent de celui des autres fonds de technologie au sein du marché :

  • Il s’intéresse de près aux grandes tendances à long terme du secteur, par exemple l’intelligence artificielle et l’infonuagique, tout en restant attentif aux valorisations et en prenant le temps de jauger la perception du marché et des consommateurs. 
  • Comparativement à l’horizon de placement des autres fonds de technologie, il adopte une position à contre-courant du marché.
  • M. Sohn comprend la volatilité des actions de technologie; lorsque la perception du marché à l’égard de ces titres se détériore pour une courte période, sa préférence pour les tendances à long terme peut être bénéfique.

Le Fonds accorde plus de place aux titres à petite/moyenne capitalisations que l’indice de référence, car M. Sohn estime que les idées de placement sont plus intéressantes dans ce segment; ce ne sont pas toutes les sociétés qui disposent de la capacité de recherche de Fidelity pour trouver d’excellentes options de placement dans des créneaux plus modestes. M. Sohn trouve des occasions à l’extérieur de l’Amérique du Nord, notamment au Japon et dans d’autres parties de l’Asie.

Tensions commerciales mondiales

Dans l’ensemble, M. Sohn se dit optimiste à l’égard de la relation entre les États-Unis et la Chine; il pense que les deux pays trouveront un terrain d’entente, puisque la guerre commerciale ne profite ni à l’un ni à l’autre, en particulier en raison de la dépendance de la Chine aux semiconducteurs américains.

Logiciels et cybersécurité

Le Fonds investit moins dans ces secteurs que l’indice de référence. Selon M. Sohn, les ratios élevés des titres de ce secteur sont difficiles à justifier. Il constate qu’en raison de la transformation rapide du secteur de la cybersécurité, il est devenu difficile d’y trouver des idées de placement. Il investit cependant dans quelques sociétés qui y sont reliées indirectement.

 

Alex Gold et Dre Judith Finegold – 28 mai 2020

Alex Gold, gestionnaire de portefeuille du Fonds Fidelity Soins de la santé mondiaux, et Dre Judith Finegold, analyste en recherche sur les actions du secteur des soins de santé et cogestionnaire de portefeuille, se penchent sur l’avenir du secteur des soins de santé dans le contexte de la pandémie. 

Mise à jour sectorielle

La recherche axée sur la santé revêt désormais une importance capitale, non seulement pour le secteur, mais aussi pour l’ensemble du marché, d’autant plus que le secteur des soins de santé est très défensif de nature.  Or, on craint de plus en plus que des gens ne se présentent pas à l’hôpital pour recevoir des soins, parce qu’ils ont peur de la pandémie.  De plus, le chômage prive de plus en plus de personnes d’assurance, si bien qu’elles hésitent à subir des interventions médicales.  Cette situation cause des problèmes dans ce secteur. 

L’avantage Fidelity

Il faut absolument trouver des entreprises résilientes dans lesquelles investir et, à ce chapitre, Fidelity a une longueur d’avance, parce qu’elle a un meilleur accès à de nombreuses entreprises, en temps réel, que d’autres sociétés qui investissent dans le domaine de la santé et de la médecine.

Structure du Fonds

M. Gold et Mme Finegold ont augmenté la pondération des sociétés de traitement et avaient déjà une participation suffisante dans des entreprises de produits de diagnostic et d’outils de style de vie qui, à leur avis, ont été favorable au Fonds. 

 

Darren Lekkerkerker – 27 mai 2020

Alors que le continent procède à une réouverture graduelle des économies, le gestionnaire de portefeuille Darren Lekkerkerker nous révèle les occasions de croissance à long terme qu’il déniche.

Repérer des occasions pendant la vague de liquidations à l’aveuglette

Au cours de cette période, M. Lekkerkerker a analysé les titres à caractère défensif dans ses portefeuilles et a commencé à les liquider lentement pour pouvoir investir dans d’excellents titres qui ont été malmenés pendant l’épisode de volatilité de mars.

Le secteur des biens de consommation discrétionnaire, en particulier le sous-secteur du commerce de détail et des restaurants, surtout les chaînes de restauration rapide, a retenu son attention. Ces entreprises n’ont pas été aussi durement touchées parce qu’elles avaient déjà des stratégies de commandes à emporter et de livraison et que leurs ventes sur douze mois ont été plus élevées puisque les gens n’ont plus fréquenté les restaurants.

Cibler les sociétés à grande capitalisation

M. Lekkerkerker privilégie les sociétés à grande capitalisation, car elles ont tendance à obtenir de meilleurs résultats grâce à leurs flux de trésorerie plus élevés. Elles sont, par le fait même, moins touchées par les problèmes de liquidités et généralement moins volatiles que les sociétés à petite capitalisation.

De nombreuses sociétés à grande capitalisation étaient mieux préparées au confinement puisqu’elles pouvaient faire travailler leurs employés de la maison, étant donné qu’elles avaient amorcé un virage précoce vers les plateformes infonuagiques.

Les attentes envers le Canada

M. Lekkerkerker croit que de nombreuses entreprises cycliques qui n’ont pas tiré pleinement parti de la reprise, comparativement aux titres de croissance, pourraient dégager de meilleurs rendements. 

Il fait remarquer que nous pourrions assister à une appréciation du dollar canadien, parce que le Canada compte un grand nombre d’entreprises cycliques, comparativement aux États-Unis.

Les réouvertures

La réouverture des économies peut poser un risque, mais M. Lekkerkerker surveille les statistiques, qui sont positives aux États-Unis. Il voit que les marchés continuent de réagir positivement au déconfinement et aux nouvelles encourageantes quant à un vaccin éventuel. 

Le pétrole

À moyen et à plus long terme, M. Lekkerkerker croit que les prix du pétrole commenceront à remonter, parce qu’ils sont en ce moment inférieurs au coût marginal de nombreux producteurs.

Sur les marchés des marchandises, il faut surveiller l’offre et la demande. Les producteurs commencent à interrompre leur production et à réduire l’offre; parallèlement, les économies rouvrent et la demande augmente.

 

Jurrien Timmer – 26 mai 2020

Les faits saillants du marché de la semaine dernière donnent des raisons d’être optimistes selon Jurrien Timmer, directeur principal, Macroéconomie mondiale; il constate que le marché n’a jamais remonté aussi promptement d’un déclin sans que cela coïncide avec le début d’un nouveau marché haussier.

Reprise

Le marché boursier est un mécanisme d’actualisation qui escompte en ce moment un déclin des bénéfices en 2020, puis un déclin beaucoup plus modeste en 2022. Dans une perspective de bénéfices, cela correspond à une reprise « en forme de V ».

Dollar américain

M. Timmer estime que la vigueur du dollar, malgré les 3 000 G$ ajoutés au bilan de la Réserve fédérale, pourrait annoncer une crise de financement mondiale continue, puisqu’un dollar faible est un important indicateur haussier.

Marché monétaire et confiance des investisseurs

D’après les liquidités détenues dans les fonds du marché monétaire et le sondage de la semaine dernière sur le niveau de confiance des investisseurs, il semble que les investisseurs baissiers étaient plus nombreux la semaine dernière qu’au moment du creux du marché en mars.

Selon M. Timmer, ces indicateurs révèlent deux choses :

1.       Si vous avez un portefeuille diversifié et la capacité de surmonter la tempête, cette stratégie de placement a fait ses preuves.

2.       Le marché anticipe une grande quantité de bonnes nouvelles, mais il n’y a pas nécessairement de bulle. Parfois, les données fondamentales sont compatibles, mais pas toujours, et il ne faut jamais oublier que le marché est un mécanisme d’actualisation.

M. Timmer croit que cette reprise ne perdra pas de son élan tant que le nombre de facteurs baissiers n’augmentera pas et que le marché s’intéresse davantage à la trajectoire de la pandémie et à la forme de la reprise qu’à la prochaine élection américaine ou aux tensions avec la Chine.

Démondialisation

M. Timmer considère que la pandémie de COVID-19 est un autre « clou dans le cercueil » de la mondialisation – le premier étant les tarifs douaniers – et il s’attend à ce que les sociétés soient maintenant plus motivées à rapprocher les chaînes d’approvisionnement des marchés intérieurs. Les prix reflètent déjà ces nouvelles en bonne partie.

Valeur vs croissance

M. Timmer est d’avis qu’il faudra attendre un changement de régime sur le front de l’inflation avant qu’une rotation s’opère. Par le passé, les périodes d’accélération de l’inflation ont favorisé les titres de valeur par rapport aux titres de croissance.

 

Catherine Yeung – 25 mai 2020

La directrice principale des placements Catherine Yeung estime que quelques facteurs importants pourraient influencer la phase de reprise qu’entame la Chine.

Aperçu

Mme Yeung pense que la Chine pourrait sortir de cette crise en meilleure position que d’autres économies; ce qui vaut également pour les placements en Chine. Selon elle, trois principaux facteurs influencent l’économie chinoise en ce moment :

1.      COVID-19 : La courbe s’aplatit et malgré une seconde vague, celle-ci a été bien contenue par des fermetures immédiates et l’envoi de personnel médical dans les zones où il y avait une plus grande concentration de cas.

2.      Mesures gouvernementales : Mme Yeung pense que le gouvernement chinois n’a pas fini de soutenir l’économie : il a encore des outils de stimulation à sa disposition.

3.      Reprise économique : Dans son plan d’action, la Chine est soucieuse d’axer ses efforts sur le marché du travail et la réduction du taux de chômage.

Tensions commerciales

Mme Yeung pense que la montée des tensions géopolitiques, en particulier entre la Chine et les États-Unis, continuera d’accentuer la volatilité.

Stimulation

Les dirigeants chinois ont annoncé un calendrier pour le déploiement de son réseau 5G, de nouvelles réformes dans le secteur des soins de santé et un plan de relance intérieure qui mise d’abord sur le marché national.

Chaîne d’approvisionnement

Il sera difficile pour les autres marchés de créer des chaînes d’approvisionnement aussi efficaces que celles de la Chine, et les régions qui tentent de lui faire concurrence se heurtent à des goulots d’étranglement.

Facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance

Les sociétés investisseuses chinoises s’intéressent davantage aux placements ESG. Le facteur social est déjà une priorité importante, mais la responsabilité environnementale commence à s’imposer.

 

Andrew Clee et Paul Ma – 22 mai 2020

Andrew Clee, vice-président, FNB et Paul Ma, vice-président et stratège principal, Portefeuilles, décrivent les principes de base de la construction de portefeuilles de FNB, ainsi que les avantages et les inconvénients des différents types de portefeuilles dans le contexte actuel de volatilité des marchés.

Élaboration d’un portefeuille de FNB dans les marchés actuels

La gestion active est importante, car elle tient compte des perspectives à long terme, susceptibles de représenter jusqu’à 80 % du rendement à long terme d’un portefeuille, tandis que les FNB peuvent couvrir les aspects tactiques, susceptibles de représenter jusqu’à 20 % du rendement à long terme d’un portefeuille.

Selon MM. Clee et Ma, il peut être avantageux pour les investisseurs de rééquilibrer leurs portefeuilles annuellement, en utilisant un seuil de 5 %.

Répartition de l’actif et construction de portefeuille

Les FNB factoriels permettent aux conseillers de personnaliser les portefeuilles des clients en fonction de leurs objectifs et du résultat recherché. Par exemple, si un client a besoin de revenu, un FNB de dividendes peut s’avérer un complément idéal. C’est un moyen judicieux d’éviter les solutions toutes faites pour privilégier plutôt une stratégie « de base et satellite ». 

Stratégie « de base et satellite »

Le marché canadien est concentré dans les banques, les sociétés minières et les producteurs énergétiques. Une bonne façon de réduire cette concentration est d’ajouter des placements dans d’autres secteurs au moyen de FNB factoriels, qui peuvent procurer une plus grande diversification à long terme.

Les portefeuilles 60/40 sont-ils menacés du fait que les titres à revenu fixe n’offrent plus la même protection qu’auparavant?

Les obligations ne sont pas uniquement une source de revenu; elles peuvent aussi offrir une protection contre le risque de baisse. À long terme, un portefeuille équilibré peut procurer des rendements supérieurs, et une plus grande stabilité, de sorte que les obligations sont un élément essentiel pour la construction d’un portefeuille.

Le rééquilibrage peut aussi produire de meilleurs résultats qu’une simple stratégie de gestion passive.

 

Maxime Lemieux – 21 mai 2020

Maxime Lemieux, gestionnaire de portefeuille du Fonds Fidelity Frontière NordMD, affirme que le Fonds se portait bien avant la propagation du virus. Il est d’avis que la crise a fait subir un sérieux test de résistance au portefeuille et lui a permis de modifier graduellement la répartition de l’actif du Fonds; il a réduit lentement la pondération des titres à caractère défensif, mais n’a pas délaissé complètement ce « panier » de titres.

L’économie canadienne

M. Lemieux croit que l’économie canadienne ne va pas plus mal que celle de n’importe quel autre pays du G7, ni même qu’aucun autre pays.

Il surveille les indicateurs qui lui donnent un avant-goût de ce à quoi la réouverture de l’économie et une reprise potentielle pourraient ressembler, y compris : 

  • les pays qui ont été touchés en premier et qui ont amorcé une réouverture;
  • le cuivre, indicateur de la réouverture du secteur des produits industriels;
  • l’industrie mondiale de l’automobile, parce qu’elle est un gros utilisateur de métaux et de matériaux de base à des fins de production, ce qui pourrait indiquer que l’économie rouvre.

Fonds Fidelity Frontière NordMD

M. Lemieux a réitéré qu’en raison de son penchant pour les entreprises de qualité supérieure dotées d’abondants flux de trésorerie disponibles, d’un bon bilan et de dirigeants compétents, le Fonds Fidelity Frontière NordMD était en bonne posture avant l’accès de volatilité provoqué par l’éclosion du virus

De bonnes occasions de placement dans tous les secteurs

M. Lemieux parvient à trouver des occasions de placement dans des entreprises de qualité bien gérées dans tous les secteurs.

Il réserve 10 % de l’actif du Fonds Fidelity Frontière NordMD aux placements à l’extérieur du Canada afin d’investir dans des secteurs qui ne sont pas bien représentés au Canada, comme celui des technologies de l’information.

Le gestionnaire de portefeuille croit que les comportements humains sont profondément ancrés et résilients; il pense que lorsque la situation reviendra à la normale, les gens reprendront leurs bonnes vieilles habitudes, comme faire des voyages en avion.

 

Nicole Connolly – 20 mai 2020

Chef des placements ESG et gestionnaire de portefeuille du Fonds Fidelity Leadership au féminin, Nicole Connolly a surveillé le rendement des placements ESG tout au long du repli du marché. Comme les données disponibles sur les placements ESG reflètent le marché haussier passé, il a été intéressant d’observer les résultats de ces entreprises durant le repli et de constater que les investisseurs conservent leurs placements, ce qui laisse supposer que l’investisseur ESG investit dans une perspective à long terme et qu’il est fidèle aux valeurs qui guident ses placements.

Les investisseurs ESG sont restés fidèles durant le repli du marché et les flux d’actifs totaux dans les fonds ESG ont été positifs

Depuis le début de 2019, les flux d’actifs dans les produits ESG ont été très importants; ils sont d’ailleurs restés positifs entre le sommet du 19 février et le récent creux.

Mme Connolly estime que la crise a transformé les priorités des gens, ce qui pourrait entraîner un changement de mentalité en matière de placement et avoir des répercussions sur le type de sociétés dans lesquelles ils choisissent d’investir.

Rendement des placements ESG

Les sociétés dont la cote ESG était élevée ont surpassé le marché de plus de 1 % par année au cours des six dernières années.

Entre le sommet du 19 février et le creux, les fonds ESG ont devancé les autres catégories de fonds d’environ 80 à 100 points de base (après correction pour le biais sectoriel).

Les piliers de l’inclusion

Nous avons maintenant analysé 700 sociétés dans le monde en fonction de la diversité et de l’inclusion en tenant compte de 25 critères. (Par exemple, comment l’écart de rémunération entre les sexes est-il géré? Combien de femmes siègent au conseil d’administration? Quelle importance est accordée à la diversité?)

Occasions de placement sur le marché : le profil risque/rendement des titres de valeur et à petite capitalisation est attrayant

On observe en ce moment une dispersion inégalée des valorisations des titres de valeur depuis 1985. L’indice Russell 2000 (qui sert aussi de référence pour les titres à petite capitalisation) est en baisse de 20 %.

Mme Connolly a privilégié les sociétés à petite capitalisation et de valeur de qualité, caractérisées par un bon rendement du capital et une utilisation judicieuse des flux de trésorerie. 

La stratégie ESG de Fidelity est axée sur les facteurs quantitatifs et s’appuie sur une cote ESG exclusive

L’un des outils de recherche qui enchante Mme Connolly est un système de notation exclusif à Fidelity qui est réservé à l’usage interne et qui s’applique aux entreprises.

 

Jurrien Timmer – 19 mai 2020

Dans sa revue de l’évolution des marchés de la semaine dernière, Jurrien Timmer, directeur principal, Macroéconomie mondiale, souligne que la semaine a été difficile pour les États-Unis, surtout en raison des tensions commerciales qui perdurent avec la Chine et des discussions relatives aux mesures de relance qui commencent à prendre le dessus sur les préoccupations géopolitiques.

Décalage du marché

M. Timmer croit que le décalage du marché entre la baisse des estimations de bénéfices et les statistiques économiques, comme le PIB, divise les participants au marché en deux camps :

1. les haussiers, qui estiment que les cours influencent les paramètres fondamentaux;

2. les baissiers, qui estiment que la Réserve fédérale américaine (Fed) a créé une illusion monétaire.

À son avis, la vérité se trouve quelque part entre les deux, puisque les cours et les bénéfices n’évoluent pas au même rythme. Selon M. Timmer, les estimations de bénéfices pour 2021 et 2022 exercent des pressions à la hausse sur les prix; le marché pourrait escompter une remontée des bénéfices.

Des liquidités en réserve

En ce moment, environ 4 700 G$ sont détenus dans des fonds du marché monétaire aux États-Unis; ces liquidités pourraient servir à stimuler les marchés, quoique les investisseurs craignent toujours l’inconnu.

La Fed et le dollar américain

M. Timmer ne pense pas que la Fed soit le seul acheteur; les gens auront encore besoin de revenus, car les tendances démographiques qui prévalaient avant la pandémie de COVID-19 sont toujours présentes. La Fed se trouve à injecter de la liquidité dans le marché obligataire, et ses interventions pour assurer son bon fonctionnement ont été un succès; la Fed continuera d’agir comme acheteur.

M. Timmer est d’avis que le dollar américain pourrait devenir une préoccupation, en particulier s’il tarde à baisser. Un raffermissement du dollar indique que nous sommes toujours aux prises avec une importante crise de financement mondiale, et c’est ce que tout le monde souhaite éviter.

Possibilité d’un retour vers le bas

En regardant sous le capot, on note ici et là de nouvelles mises à l’épreuve (p. ex., indice de valeur Russell 2000). Selon le secteur analysé, de nouveaux tests ont eu lieu, mais la volatilité n’a pas encore monté en flèche.

 

Matt Siddle – 15 mai 2020

Matt Siddle, gestionnaire de portefeuille du Fonds Fidelity Europe, se dit encouragé par la diminution du nombre de cas de COVID-19 en Europe à la suite du confinement, ainsi que par les développements récents dans les pays qui ont été les plus fortement touchés, mais qui sont maintenant en mesure de reprendre leurs activités.

Pour ce qui est des tensions commerciales, il constate que bien que les États-Unis s’opposent à la Chine, l’Union européenne a été plus discrète à cet égard. En conséquence, certaines entreprises européennes se portent mieux et ont accès à un plus grand nombre d’occasions. Au sein de l’Union européenne, le Brexit a dans une certaine mesure été relégué au second rang par la crise sanitaire en cours et M. Siddle estime qu’à l’heure actuelle, le résultat est difficile à prédire.

En ce moment, M. Siddle recherche des entreprises solides qui présentent des résultats attrayants et des bilans robustes. Il ne se considère pas comme un gestionnaire axé sur la croissance dynamique, mais demeure tout de même à l’affût de sociétés de qualité dont la valorisation est intéressante. Il croit que nous assisterons à une augmentation de la volatilité à court terme, mais ses perspectives à long terme sont très positives. À l’heure actuelle, son portefeuille contient des positions dans des entreprises alimentaires (p. ex., des entreprises de livraison de repas) et de soins de santé, et surpondère les entreprises qui participent à la lutte contre le virus. Il se méfie du secteur de la finance européen, car même si les titres sont exceptionnellement bon marché en ce moment, ils présentent un risque accru en termes de rentabilité. Il voit davantage d’occasions dans le secteur de l’assurance, qui a été durement touché, mais dont les données fondamentales demeurent solides. Les valorisations dans ce secteur sont très bon marché, mais le ratio risque/rendement est intéressant comparativement à divers secteurs cycliques du marché boursier.

 

Ramona Persaud – 14 mai 2020

La gestionnaire de portefeuille Ramona Persaud sépare les quatre derniers mois en trois phases. La première phase – avant que nous prenions conscience de la crise – a débuté en janvier. À ce moment, les recherches exhaustives des analystes de Fidelity lui ont permis d’entrevoir la possibilité d’une pandémie à l’échelle mondiale avant qu’elle ne se répande.

Selon Mme Persaud, la deuxième phase, qu’elle appelle la période de prise de « nouveaux risques », a été un moment extraordinaire pour investir. Il fallait en profiter pleinement et acquérir autant de titres cycliques qu’un portefeuille peut en contenir, parce que les valorisations jouaient en faveur des investisseurs.

La troisième phase, celle que nous traversons actuellement, en est une de réévaluation rapide, où nous assistons à un tiraillement entre un scénario favorable et un scénario défavorable. Elle nous ramène vers un marché qui oscille entre l’espoir et la crainte. Les investisseurs, qui doivent sans cesse composer avec des perturbations, doivent être assez agiles pour ne pas rater les occasions d’achat ou de vente qui se présentent.

La structure actuelle du portefeuille de Mme Persaud est le résultat de la transition entre les trois phases de la crise. Au cours de la première phase, elle s’est concentrée pleinement sur l’atténuation des risques du portefeuille. Pendant la phase deux, lorsque les écarts de valorisation se sont établis à 80 % de ceux qui prévalaient lors de la crise financière mondiale, elle a revu le niveau de risque du portefeuille à la hausse et bonifié les positions plus défensives. La phase trois constitue un point d’équilibre intéressant et est assortie d’un large éventail de résultats possibles. Elle se tient donc prête à réorienter le portefeuille en fonction des données qui seront disponibles.

À l’instar de ses pairs, Mme Persaud pense que les tendances qui sont déjà en cours se sont accentuées en raison de la crise. D’un point de vue plus macroéconomique, elle croit que le populisme continuera de s’étendre, car les collectivités à faible revenu et à forte densité, qui ont un accès plus limité aux soins de santé, ont été affectées de façon disproportionnée par la COVID-19. Les chaînes d’approvisionnement, surtout celles de l’équipement de protection individuelle et des médicaments, se sont également avérées extrêmement vulnérables. Pour toutes ces raisons, Mme Persaud met l’accent sur les entreprises nationales, notamment celles des secteurs des technologies et de l’industrie, qui ont le mieux tiré leur épingle du jeu.

En ce qui concerne l’investissement durable, Mme Persaud estime que les stratégies environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) ont tendance à dégager un meilleur rendement dans les contextes de crise, étant donné qu’elles sont étroitement liées à de nombreux facteurs de qualité. Les entreprises axées sur les facteurs de gouvernance sont plus transparentes que celles qui sont centrées sur les facteurs environnementaux et sociaux. Ces derniers doivent être mesurés de manière qualitative, et il est important de rechercher des sociétés qui privilégient une approche englobant toutes les parties prenantes, car elles ont tendance à se conformer davantage aux normes ESG.

Un grand nombre de sociétés réduisent leurs dividendes à l’heure actuelle. Mme Persaud examine donc le taux de rendement, tout en privilégiant une orientation souple et dynamique à cet égard. Elle note que la valorisation constitue le meilleur facteur pour générer de l’alpha à long terme. Elle consacre beaucoup de temps à l’analyse du crédit, évite les entreprises qui diminuent leurs dividendes et examine les bilans, les flux de trésorerie et le crédit. Elle observe que les règles qui régissent les réactions aux réductions de dividendes évoluent en période de crise : les investisseurs sont plus indulgents et certaines entreprises en profitent pour sabrer leurs dividendes alors qu’elles jouissent d’une relative solidité et pour assainir leur bilan, s’il y a lieu, afin de mieux traverser la crise.

Dans le secteur de la finance, les organismes de réglementation américains s’interrogent actuellement sur la nécessité d’éliminer les dividendes des banques s’ils offrent du soutien à celles-ci. Les marchés feront fi de cette situation si elle se concrétise, contrairement à ce qui s’est produit durant la crise de 2008 et 2009 (qui était attribuable aux banques). Mme Persaud s’intéresse particulièrement aux banques qui touchent d’importants revenus grâce à leurs frais et à celles qui améliorent leurs flux attribuables aux frais. Elle note que l’interférence de la Fed et la suppression des taux d’intérêt ont provoqué de l’incertitude, qui s’est traduite par des différences entre les cours et la valeur. Son travail consiste maintenant à tirer parti de ces différences.

 

Dan Kelley – 13 mai 2020

Dan Kelley, gestionnaire de portefeuille de la Catégorie Fidelity BâtisseursMC, observe qu’étant donné que les sociétés dirigées par leurs fondateurs sont fortement axées sur les secteurs de la « nouvelle économie » – comme la technologie, les soins de santé et les services de communications – le Fonds était déjà bien placé lorsque la plus récente crise s’est amorcée.

M. Kelley croyait que la numérisation était une tendance qui avantagerait le portefeuille au cours des dix prochaines années, mais sa mise en place a été accélérée par la pandémie et le télétravail. À son avis, il s’agit maintenant d’un thème qui se poursuivra durant les quatre ou cinq prochaines années. De nombreuses sociétés avaient déjà amorcé leur migration vers le nuage, et celles qui ont réussi leur transition au télétravail sont celles qui avaient déjà préparé le terrain afin de tirer parti de l’infonuagique pour faire tourner leurs applications. Même son de cloche dans le commerce électronique, où les consommateurs avaient commencé à se tourner vers les achats en ligne, et où la demande en ligne a fortement augmenté. Il ne s’agit là que de deux exemples de thèmes que le Fonds surveille en ce qui a trait à la numérisation et à l’accélération de la demande.

M. Kelley croit que lorsque les consommateurs auront adopté des habitudes et des routines en ligne, il est peu probable qu’ils reviennent aux opérations traditionnelles. La valeur et la commodité du commerce électronique ont été démontrées et les sociétés qui ont investi dans l’infrastructure en ligne pendant des années – alors que les autres ne le faisaient pas – jouissent maintenant d’un net avantage.

Comme nous l’avons mentionné, le Fonds est fortement exposé à la « nouvelle économie », 50 % de l’actif du portefeuille étant investi dans des titres des secteurs des technologies de l’information et des soins de santé. Les technologies de l’information ont pris la tête du peloton au cours de la récente période et ont contribué à la croissance dans différents domaines. Personne ne s’attendait aux taux de rendement dégagés par certaines de ces sociétés technologiques, ce qui en dit long sur le manque de croissance. Selon M. Kelley, étant donné que nous nous trouvons dans une période de grande incertitude, il est plus facile d’investir dans les sociétés qui sont en expansion que dans celles dont les bénéfices risquent de diminuer. Il trouve que dans bien des cas, le rapport valorisation/croissance n’est pas démesuré à l’heure actuelle.

Le secteur des soins de santé a également offert un rendement supérieur. M. Kelley examine tout particulièrement les domaines du diagnostic, des thérapies et des plateformes de recherche et développement innovantes afin d’y repérer des occasions. Il a aussi trouvé des occasions dans l’or, plus particulièrement dans les sociétés aurifères, car les importantes mesures de relance budgétaire et monétaire ont soutenu les prix sous-jacents de l’or. Les services de communications ont également présenté de belles occasions alors que s’accélèrent les investissements dans la technologie 5G. M. Kelley détient des positions dans des sociétés de téléphonie cellulaire qui pourraient profiter de cette croissance accélérée. Il a aussi repéré des occasions dans des sociétés qui répondent aux goûts changeants des consommateurs (p. ex., en matière de bien-être), et observe que le fonds investit dans certaines sociétés associées à cette tendance.

M. Kelley estime que bien que le pouvoir d’achat soit susceptible de diminuer à court terme en raison de la hausse du taux de chômage, la migration vers le commerce électronique stimulera la croissance et pourrait même favoriser le marché de l’emploi, lorsque les entreprises chercheront à embaucher des travailleurs pour répondre à la demande grandissante.

M. Kelley signale par ailleurs que le Fonds a déjà traversé des périodes de baisse, et précise que de telles périodes sont souvent le moment approprié d’investir davantage dans le mandat du Fonds. Finalement, on se souviendra peut-être de ces périodes de volatilité comme ayant été moins graves qu’elles n’avaient semblé l’être à l’époque.

 

Jeff Moore et Michael Foggin – 12 mai 2020

Les gestionnaires de portefeuille Jeff Moore et Michael Foggin surveillent l’évolution des marchés de titres à revenu fixe et des marchés mondiaux. Selon M. Moore, le soutien des banques fédérales, la façon dont nous sortirons de la volatilité élevée et le rôle des facteurs démographiques sont les trois principaux enjeux à prendre en considération en ce moment. M. Foggin, pour sa part, recherche des occasions offertes par l’activité des marchés boursiers et les mises à jour des agences de notation.

Il affirme qu’il ne modifie pas ses attentes en fonction des mesures à venir de la Banque centrale européenne. Il estime que celle-ci sera en mesure de défendre sa position et qu’elle maintiendra ses programmes d’assouplissement quantitatif. M. Moore prévoit d’importants gains en capital, qui se concrétiseront lorsque la volatilité s’atténuera. Il croit que ces gains seront réalisés par les titres de créance, et que le moment est venu d’acheter.

Les trois principaux fonds d’obligations de M. Moore, soit le FNB Fidelity Obligations mondiales de base Plus, le Fonds Fidelity Obligations de qualité multisectorielles et le Fonds Fidelity Obligations multisectorielles, ont recours à une approche mondiale et privilégient les rendements fiables. Au moment d’acquérir des obligations, M. Moore recherche les entités qui sont des banques championnes souveraines et qui disposeront de liquidités et de flux monétaires positifs pour les années à venir. M. Foggin privilégie l’immobilier et la logistique, qui demeurent de solides occasions de placement.

MM. Moore et Foggin signalent que la demande pour les titres à revenu fixe, qui est soutenue par les facteurs démographiques (entre autres choses), se maintiendra. En ce qui concerne les marchés émergents, ils examinent un large éventail de volatilités, d’occasions et de facteurs de croissance. Ils ne répartissent pas l’actif des portefeuilles dans un bassin de titres de marchés émergents, mais bien dans des placements individuels que leurs recherches mettent en évidence.

 

Jurrien Timmer – 11 mai 2020

Jurrien Timmer, directeur principal, Macroéconomie mondiale de Fidelity, observe que même si les taux de chômage sont à leur plus haut niveau en 50 ans, les cours des actions continuent d’augmenter en prévision d’une reprise économique. Il estime toutefois que les marchés se sont peut-être emballés.

M. Timmer voit actuellement des mouvements intéressants du côté des marchandises et croit qu’il est possible que ces dernières progressent davantage que les actions. Il note que le pétrole demeure une marchandise attrayante et que la demande se maintiendra, voire augmentera, à mesure que les marchés se redresseront. Selon lui, même si nous en utilisons moins, nous continuerons d’en avoir besoin, tant aujourd’hui que dans le futur. En ce qui concerne l’or, M. Timmer croit que les investisseurs qui se montrent optimistes voient juste : la remontée des marchés semble en effet être moins forte quand on la mesure par rapport à un actif durable comme l’or, plutôt qu’en dollars. Il rappelle cependant que la même situation s’est produite lors de ralentissements économiques antérieurs et que le marché a fini par rattraper et même surpasser l’or.

M. Timmer compare la situation économique actuelle des États-Unis avec la réalité historique du Japon et relève des parallèles entre les économies américaines et japonaises. Bien qu’il reconnaisse qu’il existe de nombreuses différences entre les deux économies, il voit les facteurs démographiques comme un indicateur. Ainsi, il croit que le Japon sert d’avertissement et que nous n’assisterons peut-être pas à la hausse de l’inflation à laquelle beaucoup s’attendent parce que la dette et les facteurs démographiques auront raison de celle-ci.

M. Timmer ajoute que les marchés seront exposés à un risque si l’économie rouvre trop tôt et que nous nous retrouvons avec une deuxième vague de cas de COVID-19 plus importante que prévu. Une réouverture anticipée est également susceptible de surcharger le système de santé. M. Timmer partage les deux adages suivants : « N’allez pas à l’encontre des tendances du marché », et « Ne luttez pas contre la Fed ». Le premier signifie que le marché représente la sagesse collective de toute personne qui y a déjà investi, et le deuxième que la Fed s’efforcera de réglementer les marchés.

M. Timmer estime que le marché européen est limité par les mesures budgétaires, qui sont hautement fragmentées. Aux États-Unis, en revanche, les deux côtés du spectre politique collaborent efficacement pour mettre en œuvre des mesures d’allégement fiscal. L’Europe est donc désavantagée, puisqu’elle ne peut pas réagir aussi rapidement que les États-Unis.

 

Denise Chisholm – 7 mai 2020

Stratège sectorielle, Denise Chisholm estime qu’une récession mondiale à grande échelle d’ici un mois est plus probable que ce que pourraient penser les investisseurs. Pour les investisseurs qui préfèrent attendre un signal avant de réinvestir, il est important de savoir que la plupart des gains par rapport au creux (qui peut survenir n’importe quand entre le premier trimestre et le milieu d’une récession) sont déjà réalisés lorsque la récession prend fin. Selon elle, il ne faut pas oublier que les actions ne suivent pas les bénéfices et que lorsque les récessions sont plus prononcées et plus rapides, les actions ont tendance à trouver leur plancher plus tôt. Après avoir vu le marché boursier se replier de 30 %, puis remonter de 35 % – escomptant une certaine forme de récession, puis une certaine forme de reprise – les investisseurs ont des sentiments partagés et on peut le comprendre.

Mme Chisholm mise sur les secteurs qui profitent de la rotation du marché vers les titres défensifs. Cela se produit lorsque les investisseurs vendent tout ce qui est sensible à l’économie ou cyclique d’un point de vue sectoriel (p. ex., les services financiers et l’énergie) pour investir dans des titres à caractère défensif et stable (p. ex., les biens de consommation de base et les services publics). En avril seulement, on a observé une rotation vers les titres défensifs aussi importante que pendant toute la durée de la crise financière – rotation qui s’était alors étalée sur plus d’un an.

Les données historiques permettent de tirer certaines conclusions : les actions peuvent trouver leur plancher rapidement lorsque la récession est courte et prononcée; la reprise peut dépendre du niveau de stimulation; et il est important de surveiller les écarts de valorisation et les indicateurs défensifs, qui laissent entrevoir une plus forte probabilité de récession, compte tenu de la vitesse à laquelle les événements se sont enchaînés en un peu moins d’un mois.

Un petit nombre de secteurs se démarquent habituellement durant les six mois qui précèdent le début d’une récession, durant la période de six mois vers le creux d’une récession et les six mois qui suivent le creux du marché en période de récession, selon les données historiques. Les technologies de l’information, les biens de consommation de base et les services publics sont quelques-uns des secteurs les plus défensifs traditionnellement. Tout au long de la période actuelle, les technologies de l’information et les biens de consommation discrétionnaire ont assez bien résisté, et les technologies de l’information ont continué de dominer même durant la correction. La question que se posent souvent les investisseurs à ce stade-ci, c’est s’ils doivent se retirer des secteurs qui les ont bien servis. Mme Chisholm estime, quant à elle, qu’il y a des secteurs « pérennes » qui ont toujours leur place à l’intérieur d’un portefeuille, comme les technologies de l’information et les soins de santé, qui offrent le meilleur potentiel risque-rendement lorsqu’on combine les paramètres fondamentaux et la valorisation. Elle note toutefois que le marché a pris de l’ampleur et qu’en conséquence, il pourrait être indiqué d’accroître le risque du portefeuille au moment où plusieurs autres secteurs se démarquent et se joignent à la fête. Selon Mme Chisholm, plusieurs tendances à long terme qui existaient avant la crise ont peut-être été accentuées, si bien que la croissance dans ces secteurs pourrait être considérablement plus rapide dans les dix prochaines années qu’au cours de la dernière décennie.

Alors que certains évoquent une autre correction, Mme Chisholm pense que c’est très improbable compte tenu du niveau de volatilité que nous avons connu. Le marché est capable d’anticiper ce qu’il a déjà expérimenté. Cela ne signifie pas qu’une seconde vague n’entraînera pas un certain mouvement de liquidation, mais selon elle, celui-ci sera moins prononcé que prévu. Maintenant que le marché sait qu’il existe des solutions pour contenir la propagation du virus et que les interruptions sont temporaires – et parce qu’on voit que le marché commence déjà à redémarrer – le déclin entre le sommet et le creux pourrait être moins important. D’ailleurs, au lieu de provoquer des ventes débridées, le repli pourrait offrir une occasion d’achat.

 

Steve MacMillan – 6 mai 2020

Steve MacMillan, gestionnaire de portefeuille du Fonds Fidelity Actions américaines, du Fonds Fidelity Petite Capitalisation Amérique et de la Catégorie Fidelity Occasions canado-américaines, pense que les secteurs les plus défensifs du marché boursier domineront encore plus qu’ils ne l’ont fait au cours des derniers mois. Il mentionne que durant le délestage du marché boursier en mars, les sociétés se sont repliées, tous secteurs confondus. Dans celui des soins de santé, M. MacMillan note que même si certaines chirurgies électives peuvent être reportées, ce n’est que temporaire; peu importe l’état de l’économie, la demande sera toujours là. En conséquence, il considère que beaucoup de sociétés de soins de santé offrent un potentiel de stabilité à long terme. Pour ce qui est de l’éducation, il estime que la COVID-19 nous aura permis de prendre conscience de la capacité et de la volonté des gens d’apprendre. Il pense que l’enseignement en ligne créera des occasions dans ce secteur. En ce qui concerne les perspectives de bénéfices pour 2021, les sociétés stables dans les secteurs des soins de santé et de l’éducation pourraient devancer les entreprises des autres secteurs, selon lui.

Jusqu’ici, M. MacMillan considérait les chaînes d’approvisionnement surtout dans une perspective de réduction des coûts. Maintenant, il pense que la diversification géographique pourrait devenir un enjeu et que les sociétés tenteront de réduire leur dépendance à un seul pays pour leur production. Il est curieux de voir à quel point les emplois manufacturiers vont se rapprocher des États-Unis et si la nationalisation des chaînes d’approvisionnement fera baisser le coût du capital.

Il s’attend à ce que les élections américaines soient plus déterminantes pour certains secteurs que pour d’autres. Le problème, c’est qu’il y a beaucoup d’incertitude et qu’il est difficile de prendre des décisions de placement qui dépendent d’un événement politique. M. MacMillan cherche des sociétés qui vont se démarquer au-delà de toute considération politique, en mettant l’accent sur des entreprises durables capables de surmonter les élections et la pandémie et de produire une valeur à long terme pour leurs actionnaires. Durant la crise financière, M. MacMillan était analyste du secteur bancaire chez Fidelity. Ce qu’il retient surtout de la dernière récession, c’est que les entreprises ont réalisé les conséquences d’avoir des dettes qui arrivent toutes à échéance la même année. Il constate maintenant qu’elles échelonnent leurs dettes afin de pouvoir utiliser leurs flux de trésorerie pour réduire leur endettement en cas de fermeture des marchés des titres d’emprunt. M. MacMillan cherche les sociétés ayant un niveau d’endettement raisonnable par rapport à leur niveau de bénéfices, ce qui constitue un objectif de placement à long terme pour son portefeuille.

Cette année, M. MacMillan a modifié sensiblement les titres figurant parmi les dix principaux placements de son Fonds Fidelity Titres américains à rendement élevé et de son Fonds Fidelity Petite Capitalisation Amérique – des changements qui avaient été amorcés avant la COVID-19. Habituellement, les deux fonds ont tendance à produire un rendement similaire en raison des recoupements dans les secteurs qui y sont représentés. Cette année, cependant, M. MacMillan a noté une grande différence entre le rendement des sociétés à grande et à petite capitalisation. Il reste optimiste pour les titres à grande capitalisation, et il se réjouit des possibilités qui émergent également dans le segment des petites capitalisations. Dans l’ensemble, il estime que les actions défensives sont celles qui offrent le meilleur potentiel cette année, aussi bien du côté des grandes que des petites capitalisations. À plus long terme, il espère trouver des occasions dans des titres à croissance supérieure potentiellement plus cycliques. M. MacMillan reconnaît que les temps sont difficiles pour les investisseurs, qui doivent composer avec des titres bon marché affichant de piètres paramètres fondamentaux et d’autres qui sont prometteurs sur le plan des fondamentaux, mais qui paraissent surévalués. Pour éviter les risques liés aux aspects fondamentaux et à la valorisation, il cherche un entre-deux, c’est-à-dire des sociétés qui offrent de bonnes perspectives de bénéfices et des valorisations raisonnables.

 

Andrew Marchese – 5 mai 2020

Andrew Marchese, président et chef de la direction de Fidelity Gestion d’actifs (Canada) (FCAM), est fier de travailler avec une équipe diversifiée et extrêmement compétente, qui s’appuie sur l’information fiable générée par une équipe de recherche solide.

M. Marchese souhaite que les gestionnaires de portefeuille de FCAM restent fidèles à leur processus de placement en tout temps. Ainsi, les gestionnaires axés sur la croissance devraient continuer de s’assurer que certains aspects de leurs fonds sont orientés vers la croissance, et les gestionnaires de valeur devraient eux aussi s’efforcer de trouver des caractéristiques de valeur. De cette façon, les clients savent toujours à quoi s’attendre, et M. Marchese pense aussi que c’est la meilleure façon pour un fonds de produire un résultat prévisible. Lorsqu’ils collaborent avec les gestionnaires de portefeuille, M. Marchese et l’équipe de gestion du risque s’efforcent de toujours faire ressortir les caractéristiques de leurs portefeuilles. Ils s’assurent ainsi que toutes les caractéristiques respectent leurs cibles, et ils peuvent aussi vérifier si un fonds présente des risques inattendus et apporter les correctifs qui s’imposent. M. Marchese explique que cela permet d’offrir une grande variété de produits pour répondre aux besoins uniques des différents clients.

L’inflation pourrait augmenter, mais selon M. Marchese cela s’inscrirait dans un processus à long terme. Avant la COVID-19, il s’attendait à ce que les investisseurs doivent recommencer à se préoccuper de l’inflation. Les facteurs démographiques, le niveau d’endettement dans le monde et la technologie exerçaient un effet déflationniste défavorable. Par contre, il fait remarquer que la pandémie de COVID-19 a été suivie d’un niveau de stimulation monétaire et budgétaire sans précédent à l’échelle mondiale et, maintenant, de mesures de stimulation extraordinaires. Toutefois, lorsque la croissance économique reprendra son rythme normal, il pense que les banques centrales pourraient devoir laisser l’inflation s’accélérer un peu. Il base son raisonnement sur le précédent créé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, lorsque les États-Unis étaient en récession, que les taux d’intérêt étaient maintenus à un niveau très bas et que l’inflation était élevée. M. Marchese n’entrevoit pas de menace inflationniste dans les prochaines années, mais avec le temps, cela deviendra de plus en plus une préoccupation, parce que le seul moyen dont dispose un gouvernement pour régler un problème d’endettement, selon lui, c’est l’inflation.

M. Marchese pense qu’il existe une très étroite corrélation entre l’or et des taux réels négatifs. Il explique que lorsque l’inflation est élevée, les taux réels sont faibles ou négatifs. En ce moment, il constate que la courbe des taux est aplatie, et les prix de l’or illustrent le fait qu’au-delà d’un certain point l’inflation finira par s’accélérer. Les taux nominaux sont suffisamment bas pour laisser croire que l’or est corrélé, ce qui explique pourquoi les cours des titres aurifères sont en hausse. Si nous ne réglons pas ce problème de déflation de façon durable, les conditions économiques pourraient se normaliser et les mesures de stimulation pourraient être retirées. Dans un tel scénario, M. Marchese entrevoit la possibilité que les prix de l’or baissent dans un contexte de faible croissance où ces forces déflationnistes continuent d’exercer un effet défavorable.

M. Marchese gère le Fonds Fidelity Discipline ActionsMD, le Mandat privé Fidelity Actions canadiennes et le Mandat privé Fidelity Actions canadiennes – Concentré. Il estime que le profil de risque de ces fonds est similaire à ce qu’il était au 1er janvier 2020. Il surveille certains titres qui ont été durement touchés au cours des 90 derniers jours. Dans les secteurs de valeur du marché (services financiers, matériaux de base et consommation discrétionnaire), il a été très strict sur le prix.

Il utilise le ratio du cours à la valeur comptable comme paramètre de valorisation pour trouver des titres de sociétés financièrement solides qui se négocient à un prix quasi-plancher. Dès que le marché s’est mis à remonter, il a constaté que la liquidité était plutôt restreinte. Aussi, il conseille à ses gestionnaires de portefeuille de ne pas partir à la chasse aux titres trop rapidement lorsque la liquidité est restreinte, car l’impact sur le marché risque d’être important. Le « déficit de mise en oeuvre » pourrait être élevé. Comme l’explique M. Marchese, on pense acheter un titre à un prix « x », alors qu’en réalité le prix payé est 10 % plus élevé en raison des mouvements du marché. Il mentionne que FCAM a la chance d’avoir un excellent pupitre de négociation qui connaît les intentions des équipes de placement et les exécute en conséquence, si bien que les clients bénéficient d’un bon rendement.

 

Jurrien Timmer – 4 mai 2020

Récemment, dans son rapport annuel aux actionnaires, Warren Buffet a expliqué sa décision de se retirer complètement du secteur du transport aérien. Jurrien Timmer, directeur principal, Macroéconomie mondiale, y voit un désaveu total à l’égard du secteur du transport aérien, ce qu’il juge compréhensible venant de M. Buffet. Même s’il est lui-même impatient de pouvoir voler de nouveau, M. Timmer reconnaît que les réductions de capacité pour permettre la distanciation sociale pourraient avoir une incidence négative sur les modèles d’affaires du secteur. M. Timmer rappelle aux investisseurs que M. Buffet a indiqué que l’une des raisons pour lesquelles il détenait autant de liquidités en ce moment, c’est que les marchés n’ont pas encore baissé suffisamment pour offrir de véritables aubaines. Selon lui, cela tarde à se produire parce que la Fed est intervenue très rapidement pour fournir des liquidités et assurer le bon fonctionnement du marché, si bien que même quelqu’un comme Warren Buffet n’a pas pu profiter des prix plus bas. Même si M. Timmer salue ces initiatives, il reconnaît qu’il peut y avoir différentes interprétations.

J. Crew a récemment demandé la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, mais pour M. Timmer, cela signifie que l’entreprise ne ferme pas ses portes définitivement; c’est plutôt un moyen pour elle de rester ouverte, le temps de réorganiser ses activités. M. Timmer est suffisamment au fait de la situation financière de J. Crew pour savoir où elle se situe en termes de positionnement concurrentiel sur le marché. Toutefois, la pandémie en général a accéléré les tendances qui existaient avant le repli : les commerces de détail traditionnels étaient déjà à la peine avant la COVID-19 et on ne sait pas quel sera leur sort après la pandémie.

Jurrien Timmer estime que jusqu’ici, le marché a réussi à éviter le scénario « extrême », attribuable en grande partie à la vitesse d’intervention des autorités politiques. À son avis, le marché n’a pas encore intégré les chiffres de bénéfices consensuels, parce que cela entraînerait une remontée rapide – ce qui paraît peu probable pour l’instant.      M. Timmer pense que le marché escompte un déclin marqué suivi d’une remontée graduelle et que les bénéfices pourraient revenir à leurs niveaux d’avant la pandémie vers la fin de 2021. En ce moment, il tente d’évaluer les conséquences d’une réouverture de l’économie. Y aura-t-il une seconde vague et quel en sera l’impact? Les États-Unis et d’autres pays réussiront-ils l’opération délicate de vouloir rouvrir l’économie pour éviter une destruction permanente du capital, sans trop se précipiter pour ne pas provoquer une seconde vague? Selon lui, les marchés anticipent un scénario quelque part entre les deux.

De son point de vue, le fait que la Fed ne rachète pas des obligations à rendement élevé est positif pour l’économie. Si les écarts de taux se sont resserrés, c’est que la liquidité est revenue et que les rouages des marchés fonctionnent, et la Fed a réussi ce tour de force en ne détenant presque pas d’obligations, ce que M. Timmer considère comme un succès. Il fait remarquer que la Fed achète de grandes quantités d’obligations du Trésor, entre autres, ce qui montre toute sa puissance. Selon lui, la courbe est déjà en train de s’infléchir : certains pays ont déjà redémarré, l’Autriche a repris toutes ses activités, les Pays-Bas sortent du confinement – certaines courbes de la COVID-19 ont régressé de 90 %.

M. Timmer rappelle que les marchés escomptent les événements futurs – ils regardent vers l’avenir – et c’est l’une des choses qui crée de la confusion chez beaucoup d’investisseurs. Le principal risque du marché en ce moment, selon lui, c’est que l’économie reprenne, puis connaisse une rechute, et non que le marché n’ait pas escompté des pertes économiques substantielles. Il pense que nous sommes engagés dans une course contre la montre, non seulement sur le plan d’un traitement médical, mais aussi sur le plan économique, parce que plus longtemps l’économie sera à l’arrêt, plus les dommages seront permanents.

 

Andrew Clee et Bobby Barnes – 1er mai 2020

Andrew Clee, vice-président, FNB, et Bobby Barnes, analyste quantitatif, surveillent de près le comportement des FNB depuis le début de la période de volatilité des marchés en lien avec la COVID-19. M. Clee souligne qu’au cours du dernier mois, les FNB d’actions internationales ont largement dépassé les autres sur le marché canadien des FNB, tandis qu’aux États-Unis, les FNB d’actions de valeur ont gagné en popularité. Il croit que les tendances observées aux États-Unis commencent à émerger au Canada, ce qui signifie que les FNB d’actions de valeur pourraient attirer davantage d’investisseurs sur le marché canadien des FNB. M. Barnes soutient que la remontée des actions de valeur sur le marché américain pourrait refléter une perception haussière et il espère que le marché boursier a atteint le creux de la vague. Mais il prévient que se synchroniser avec le marché est extrêmement difficile, d’autant plus qu’il y a encore de l’incertitude.

M. Clee explique que le jumelage de placements qui reposent sur différents styles de gestion (passif, factoriel ou actif) varie selon les besoins de chaque investisseur et qu’il est important de tenir compte des objectifs financiers et de la situation personnelle de chacun. Voici comment il décrit brièvement les différents types de FNB. Les FNB passifs imitent les mouvements d’un indice (comme l’indice S&P 500), de sorte que le FNB obtient un rendement comparable à celui du marché. Un FNB factoriel est plus restreint, il imite un indice sur mesure, plutôt qu’un indice généralisé. Un FNB factoriel cible les entreprises qui correspondent à un facteur donné (p. ex. : les entreprises à faible volatilité). En comparaison, les fonds communs de placement gérés activement permettent au gestionnaire de portefeuille d’avoir recours à l’analyse quantitative et aux renseignements qu’ils obtiennent de leurs rencontres avec des dirigeants d’entreprise. M. Clee fait état des avantages particuliers des FNB factoriels, qui permettent aux investisseurs de cibler un objectif de placement précis adapté à leurs besoins uniques.

Plus de détails sur les placements factoriels ->

M. Barnes juge la situation intéressante pour les sociétés qui génèrent des dividendes, compte tenu des circonstances particulières issues de la COVID-19. À son avis, en dehors des périodes de récession, les baisses de dividendes dénotent une détérioration de la santé financière d’une entreprise et laissent présager de moins bons rendements. Par contre, dans une situation comme celle que l’on vit en ce moment, il croit que les baisses de dividendes pourraient signaler que les dirigeants gèrent leurs liquidités de manière à pouvoir poursuivre leurs activités pendant la durée de la période d’incertitude économique. Il rappelle aux investisseurs la crise financière de 2008, alors que certaines des entreprises qui ont le mieux tiré leur épingle du jeu pendant la reprise étaient celles qui avaient réduit leurs dividendes pendant la récession. Il mentionne également l’importance de la diversification, autre atout de la gamme de FNB axés sur le Facteur Dividende de Fidelity.

M. Clee est enthousiaste quant au potentiel de rendement des FNB factoriels et des placements ESG. Il estime que pendant cet épisode de volatilité des marchés, les entreprises qui obtiennent de bons résultats en matière de performance environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) sont, en règle générale, des entreprises de grande qualité, capables de générer des flux de trésorerie élevés. À son avis, les entreprises gérées selon les critères ESG ont peut-être un meilleur potentiel de viabilité pendant cette période d’incertitude.

Le choc pétrolier des derniers mois et ses causes probables suscitent la crainte, parce que certains FNB investissent beaucoup dans ce secteur. M. Clee explique en termes simples comment les FNB qui investissent dans le secteur pétrolier sont construits; il précise que les gestionnaires de ces FNB n’achètent pas directement des barils de pétrole, ils achètent plutôt des dérivés de contrats à terme sur le pétrole. Lorsque le FNB achète un contrat pétrolier, celui-ci a une date d’expiration et s’il n’est pas vendu avant cette date, l’acheteur se porte garant du stockage de ces barils de pétrole. Comme la capacité de stockage est limitée, il pourrait être préférable pour l’acheteur de payer quelqu’un pour qu’il prenne livraison du pétrole, plutôt que de le stocker, d’où les prix négatifs observés ces derniers temps. Il ajoute que les FNB qui détenaient des dérivés de ces contrats vulnérables ont commencé à se replier considérablement. M. Clee prévient que ces FNB s’adressent aux négociateurs professionnels, car ils ne sont pas destinés à être conservés pendant de longues périodes.

 

Steve Buller – 30 avril 2020

Depuis l’éclosion de la pandémie, Steve Buller, gestionnaire de portefeuille du Fonds Fidelity Immobilier mondial, constate que ce sont les immeubles où les gens se rassemblent qui ont été les plus durement touchés, plus précisément, les hôtels, les centres commerciaux et les établissements de soins de santé. Le Fonds Fidelity Immobilier mondial était structuré relativement défensivement avant la crise, en ce sens qu’il surpondérait les secteurs qui ont continué de faire bonne figure, comme les entreprises industrielles, les centres de données et les immeubles à appartements, et M. Buller a poursuivi dans la même veine. Les tendances actuelles des entreprises industrielles et de logistique ne sont accélérées que par la pandémie, alors que les clients optent pour le cybercommerce au lieu de la vente au détail en magasin, en particulier dans certains pays comme les États-Unis.

M. Buller est particulièrement optimiste à l’égard des FPI d’entreprises industrielles et de logistique, car on estime qu’un milliard de dollars américains de ventes en ligne nécessitent un million de pieds carrés de distribution. L’augmentation de la demande de ventes en ligne crée une demande accrue d’infrastructures logistiques. Le modèle de chaîne d'approvisionnement juste-à-temps auquel nous étions si habitués ne fonctionne plus, ce qui fait augmenter la demande d’espace d’entreposage. Il s’attend aussi à un accroissement de la « délocalisation », à savoir que les entreprises tenteront de déplacer la production de l’Asie vers d’autres régions pour protéger leurs chaînes d’approvisionnement, ce qui ferait également augmenter la demande d’installations logistiques.

M. Buller fait remarquer que, pendant un certain temps, la croissance globale des dividendes pourrait être plus faible en raison du ralentissement de l’activité dans les secteurs les plus « écorchés » (l’hôtellerie, le commerce de détail traditionnel et les soins de santé). Les établissements hôteliers et les commerces de détail ont subi une forte dégradation de leur valeur potentielle et des prix; toutefois, il y a énormément de capitaux en latence, si bien que leur valeur pourrait ne pas baisser autant que nous le croyions. Dans cette optique, le gestionnaire n’est pas vraiment pressé d’orienter le portefeuille vers des secteurs à caractère plus offensif.

 

Bruce MacDonald – 28 avril 2020

Bruce MacDonald, gestionnaire de portefeuille du Fonds Fidelity Extrême-Orient, entrevoit trois vagues pour cette crise. La première vague, la fermeture des entités productives de profits, a déjà déferlé à l’échelle mondiale. Il croit que la deuxième vague sera une récession. Les entreprises cesseront d’investir; cependant, il n’a pas encore constaté ce phénomène en Chine, où les entreprises commencent à peine à déclarer leurs résultats de premier trimestre. Bien qu’il ne dispose pas encore de données suffisantes pour étayer cette thèse, il estime que les entreprises commencent seulement à se préoccuper des liquidités, parce que leur situation était relativement confortable avant la fermeture, grâce à la demande de stocks. La troisième vague pourrait être un krach du crédit bancaire, quoiqu’elle lui semble moins probable que les deux premières.

M. MacDonald note que cette crise ne se compare à aucune autre, car elle est attribuable à des contraintes imposées aux fournisseurs par les gouvernements. La quantité innombrable d’inconnus pose un défi unique pour ceux qui tentent de regarder au-delà de chaque vague, et c’est la raison pour laquelle M. MacDonald privilégie les entreprises capables de répondre à la demande, dont l’avenir est plus certain et qui ont un bon potentiel de croissance des bénéfices à long terme. Avant la crise, le portefeuille était structuré défensivement, mais le gestionnaire cherche désormais des occasions de placement à caractère plus offensif.

M. MacDonald classifie les occasions de placement en trois groupes. Le premier se compose des champions de la capitalisation, des actions aptes à faire fructifier l’avoir des actionnaires sur un horizon de placement de trois à cinq ans. Ces entreprises ont un potentiel de croissance des bénéfices supérieur à la moyenne et sont appelées à profiter des déboires de leurs concurrents, ou alors ce sont des entreprises en mesure d’investir au cours de cette période afin de se positionner encore mieux au sortir du repli. Le deuxième groupe renferme des entreprises qui ont de fortes parts de marché et des modèles d’affaires qui l’attiraient avant le repli et qui ont seulement besoin de capitaux. Le troisième groupe inclut les entreprises cycliques de qualité qui devraient pouvoir tirer parti de l’inflation, parce qu’il s’attend à ce que l’inflation soit une conséquence de la conjoncture actuelle.

M. MacDonald croit que le modèle des chaînes d’approvisionnement mondiales se fragmente et que nous allons graduellement voir naître des chaînes d’approvisionnement plus localisées en raison de la crise. Étant donné qu’il est gestionnaire de portefeuille du Fonds Fidelity Extrême-Orient, il cible les entreprises qui délaissent les fournisseurs étrangers au profit de fournisseurs locaux, notamment en Chine. Le monde entier a toujours fait appel aux pays asiatiques pour fabriquer des objets à bon marché, mais si ces pays se mettent à produire les objets qu’ils importaient autrefois et qu’ils deviennent des pays à plus forte valeur ajoutée, nous verrons la Chine monter sur la courbe de valeur, ce qui accélèrera le développement économique des pays asiatiques et créera de bonnes occasions de placement pour ceux qui investissent dans cette région.

 

Jurrien Timmer – 27 avril 2020 

Jurrien Timmer, directeur principal, Macroéconomie mondiale, fait part de ses perspectives sur la chute des prix du pétrole et sur l’économie mondiale dans la foulée de la pandémie de COVID-19 et remarque une dissociation des prix du pétrole aux États-Unis. La grande part attribuable au secteur de l’énergie dans les dépenses en immobilisations des sociétés cotées à l’indice S&P 500 est probablement la raison pour laquelle les prix du pétrole ont causé du tort à l’indice. M. Timmer souligne que le secteur pétrolier n’est peut-être plus aussi systémique qu’autrefois. Il se souvient de la récente chute des prix du pétrole en territoire négatif comme d’un événement surréaliste, et considère que ce qui s’est passé dans le secteur de l’énergie ressemble à un krach éclair. Il rappelle aux investisseurs que tout cela est dû aux caractéristiques fondamentales du secteur : on assiste à une destruction de la demande quotidienne parce que tout le monde reste à la maison. Lorsque les mesures de confinement seront levées et que l’économie rouvrira, M. Timmer croit qu’il y aura une demande refoulée et un effet possible de « névrose de solitude ». Cependant, il prévient que les changements dans le secteur du pétrole pourraient être graduels.

Les récentes rentrées de fonds dans l’indice S&P 500 ont été remarquables. M. Timmer ne croit pas qu’elles soient attribuables principalement aux investisseurs individuels ou aux entreprises qui rachètent des actions, mais plutôt aux placements institutionnels (par exemple, des régimes de retraite d’entreprise) et aux négociations programmées. Il est d’avis que le marché a enregistré des liquidations massives lorsqu’il a atteint un creux. Au sommet des liquidations, à la fin mars, de bonnes entreprises ont vu leur cours chuter autant que de moins bonnes entreprises, en raison de ce que M. Timmer qualifie de délestage forcé. Ses collègues adeptes de la gestion active analysent en ce moment beaucoup de titres dans le but d’investir dans des actions d’entreprises dirigées par des gens compétents. 

M. Timmer estime que le rythme auquel évolue la crise sanitaire commence à s’améliorer, malgré le fait que la COVID-19 soit encore répandue à l’échelle mondiale. Il ajoute que la Chine a rouvert son économie il y a quelque temps et que c’est maintenant au tour de l’Europe, les premières économies européennes appelées à rouvrir au cours des prochaines semaines étant l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark et les Pays-Bas. De plus, à la mi-mai, il se peut que la construction et le secteur manufacturier reprennent leurs activités dans l’État de New York. D’autres États américains ont déjà amorcé le déconfinement, quoique, comme le mentionne M. Timmer, certains craignent une réouverture trop rapide et de nouvelles poussées de cas d’infection à la COVID-19. Même si cela se produit, M. Timmer n’anticipe pas un autre mouvement de confinement mondial, car il est persuadé que la réouverture des économies ne sera pas instantanée, mais plutôt graduelle. 

M. Timmer fait remarquer qu’au début de cet événement exogène, les marchés financiers se trouvaient en fin de cycle. Il précise que comparativement aux autres replis boursiers, celui-ci est inhabituel, parce que c’est essentiellement le secteur tertiaire de l’économie américaine qui a été touché, et pas le secteur manufacturier. Quant à l’économie chinoise, il croit qu’elle était plutôt dans un cycle de production de biens, parce que sa chaîne d’approvisionnement a été perturbée. Il admet que les économies des marchés émergents pourraient surperformer une fois le repli passé, puisqu’il s’agit en quelque sorte d’un repli cyclique. M. Timmer s’attend à ce que la majeure partie du rendement des marchés émergents provienne de la dévaluation potentielle du dollar américain, parce que les marchés émergents ont tendance à emprunter en dollars américains, si bien qu’une dévaluation pourrait mettre fin à la crise du financement qui sévit dans ces économies. La plupart des indicateurs que M. Timmer suit évoluent dans la bonne direction, mais le dollar américain s’entête à rester fort. Il suit de près le dollar américain pour voir quelles économies prendront les devants au sortir du repli.

 

Joe Overdevest et Darren Lekkerkerker – 24 avril 2020

Joe Overdevest et Darren Lekkerkerker, gestionnaires de portefeuille du Fonds Fidelity Ressources naturelles mondiales, partagent une vision optimiste après la chute récente du prix du pétrole WTI en territoire négatif. Les répercussions plus larges des prix négatifs pour les marchés boursiers et d’autres marchés de contrats à terme de marchandises ont créé des occasions et permis aux deux gestionnaires de portefeuille d’acquérir de nouvelles positions à bon prix.

M. Overdevest, qui gère la composante de l’énergie du Fonds, surveille les signes d’accroissement de la demande, qui l’inciteraient à revoir à la hausse ses perspectives pour l’énergie. Avant les événements récents, le portefeuille investissait dans des producteurs à faible coût et des sociétés aux assises financières solides, de sorte que M. Overdevest est convaincu que toutes les conditions sont réunies pour profiter d’une conjoncture plus favorable pour le pétrole. Le sort du pétrole est d’ailleurs lié à celui de nombreux biens et services, et tout dépendra de la reprise de la demande et de la rapidité et de l’ampleur de cette reprise. Un grand nombre des sociétés énergétiques détenues dans le Fonds sont des sociétés à grande capitalisation que M. Overdevest apprécie tout particulièrement pour leurs caractéristiques de préservation du capital et leurs valorisations attrayantes.

Il souligne qu’il a ajouté pour la première fois une entreprise d’énergie renouvelable dans ses dix meilleurs titres. La demande pour les énergies renouvelables est la plus forte lorsque les prix du pétrole sont élevés, puisque les énergies renouvelables offrent une solution de remplacement. Mais outre ce facteur, il a observé une augmentation de la demande à long terme pour les placements ESG et les sources d’énergie renouvelables, une tendance qui devrait persister selon lui et soutenir ce genre d’actifs.

M. Lekkerkerker, qui gère la composante de matériaux de base du Fonds, continue de rechercher des occasions dans trois catégories en particulier. La première de ces catégories est l’or, qui est complètement à l’opposé du pétrole. L’or réagit positivement à des taux d’intérêt nominaux faibles et à des taux d’intérêt réels négatifs (après inflation). M. Lekkerkerker estime que les conditions actuelles sont favorables pour l’or, parce que le métal jaune a des caractéristiques défensives et qu’il est faiblement corrélé avec les autres actifs financiers. Il précise qu’il préfère investir dans des sociétés aurifères plutôt que dans le métal lui-même, parce que lorsque le prix de l’or monte, les bénéfices des sociétés aurifères augmentent habituellement plus rapidement que le prix du lingot.

La deuxième catégorie comprend les entreprises défensives qui pourraient profiter des faibles prix du pétrole. L’un des principaux placements de M. Lekkerkerker dans cette catégorie est un fabricant de peinture. Un intrant important dans la fabrication de la peinture est un dérivé du pétrole et, par conséquent, des entreprises comme celle-là profitent de coûts plus bas et de marges brutes plus élevées.

La troisième catégorie est composée de sociétés de marchandises qui sont davantage orientées vers la Chine que vers les États-Unis. Selon lui, ces sociétés pourraient profiter de la reprise plus précoce en Chine, qui devrait favoriser une relance plus rapide de la demande.

M. Lekkerkerker précise que l’autre fonds qu’il gère, la Catégorie Fidelity Actions nord-américaines, est aussi investi de façon défensive, avec une faible exposition directe au pétrole et quelques placements en actions similaires à ceux du Fonds Fidelity Ressources naturelles mondiales. Ceux-ci devraient profiter des faibles prix du pétrole, qui se traduisent par des coûts plus bas, des marges plus élevées et une demande accrue.

En dehors du secteur pétrolier, M. Lekkerkerker estime que le marché compte de nombreux autres gagnants potentiels qui passent plus inaperçus. Dans le contexte actuel, beaucoup de sociétés pourraient en effet profiter de la fragilité de certains concurrents (santé financière précaire, capacité de commerce électronique limitée, etc.) Ce marché offre aux gestionnaires actifs un important potentiel de rendement supérieur aux indices généraux.

 

Jurrien Timmer – 22 avril 2020

Jurrien Timmer, directeur principal, Macroéconomie mondiale, compare la crise de la COVID-19 aux marchés baissiers traditionnels. Il explique qu’en période baissière, il se produit habituellement un événement qui perturbe le cycle économique, comme une surcapacité ou un resserrement de la politique monétaire, qui peut entraîner l’apparition d’un cycle des stocks. Selon lui, un tel scénario est favorable aux marchandises comme le pétrole, le cuivre, les métaux industriels, qui peuvent tous profiter d’une reprise. M. Timmer prévoit une corrélation haussière entre les prix du pétrole et les marchés canadien, américain et mondial. Il met les investisseurs en garde : comme il ne s’agit pas d’un marché baissier traditionnel, il se peut que la chronologie diffère de celle des cycles précédents parce que le marché boursier est un mécanisme prospectif alors que les marchandises reflètent l’offre et la demande en temps réel.

M. Timmer signale une autre différence entre les effets de la COVID-19 et les récessions traditionnelles : on n’observe pas l’habituelle alternance des secteurs. Généralement, les différents secteurs se succèdent à la tête du marché, selon la phase du cycle économique. En fin de cycle, l’inflation commence à augmenter et le secteur de l’énergie a tendance à bien se porter. M. Timmer explique que, durant une récession, les secteurs qui dominent le marché sont ceux qui versent des dividendes stables, comme les services publics et les biens de consommation de base. À la fin d’une récession et au début d’un nouveau cycle, on peut s’attendre à voir s’améliorer les services financiers, la consommation discrétionnaire, les produits industriels et les matériaux de base. Durant cette crise de la COVID-19, il constate une domination soutenue d’un secteur tout au long des phases du cycle de marché. Il observe que les technologies, qui menaient le bal durant la précédente phase du cycle, demeurent en tête, aux côtés des services publics et des biens de consommation de base, deux secteurs qui versent des dividendes stables. Il rejette la rumeur voulant que la remontée des marchés soit artificielle. Il tient à rappeler aux investisseurs que le comportement humain n’est pas à l’origine du cycle actuel, qui découle en réalité d’une réaction à un phénomène naturel.

Selon M. Timmer, il sera de plus en plus facile de distinguer les entreprises qui reçoivent une aide du gouvernement et celles qui n’en reçoivent pas en examinant les données sur les rachats d’actions et le bénéfice par action. Les sociétés qui ne recevront pas l’aide gouvernementale pourront continuer de racheter des actions en utilisant les flux de trésorerie disponibles générés par leurs activités d’exploitation normales. En revanche, les sociétés qui avaient peut-être, dans le passé, utilisé l’aide du gouvernement pour racheter des actions ou bonifier leur bénéfice par action ne pourront plus le faire, car c’est une condition requise pour recevoir cette aide. M. Timmer estime que cette situation créera des occasions pour les gestionnaires actifs, qui devraient être en mesure de distinguer les entreprises restreintes par l’aide gouvernementale et les entreprises ayant les moyens de financer leur croissance.

M. Timmer constate des différences majeures entre les conditions de marché actuelles et celles de la grande dépression. Actuellement, il considère que l’économie américaine est davantage axée sur les services que sur la production, ce qui procure à certains secteurs des options supplémentaires pour assurer la continuité de leurs activités (par exemple, les services en ligne). Pour lui, un des facteurs aggravants durant la grande dépression a été l’absence de mesures de politique et de prestations d’assurance-emploi. M. Timmer est d’avis que, pour ce qui est d’une éventuelle reprise, les facteurs décisifs sont la vitesse à laquelle se fera le redémarrage de l’économie américaine et le risque d’un redémarrage trop hâtif, compte tenu des risques sanitaires.

 

Adam Kutas – 21 avril 2020

Adam Kutas, gestionnaire de portefeuille du Fonds Fidelity Marchés émergents frontaliers, investit dans les régions du monde appelées à se développer au cours de la prochaine décennie. Son objectif est de créer une croissance structurelle différenciée, qui rehaussera la diversification du portefeuille, en misant sur des marchés qui affichent une croissance structurelle. Il s’emploie à trouver les « nouveaux marchés chinois », c’est-à-dire des régions dont le niveau de développement est comparable à celui où se trouvaient il y a 20 ou 30 ans les marchés émergents d’aujourd’hui.

Actuellement, la plupart des marchés émergents ont fini par « émerger » (p. ex. la Chine) et ne correspondent plus au profil traditionnel. Ils demeurent toutefois dans cette catégorie parce que l’accès à leurs marchés des capitaux est limité. Un peu comme les actions à moyenne capitalisation, ils offrent une croissance, mais pour un moindre risque. De leur côté, les marchés frontaliers sont des économies qui se trouvent dans leurs premières phases de développement (comme le Vietnam), se concentrent sur la fabrication légère, mais commencent à progresser dans la courbe de valeur et dont la croissance est structurelle, mais dont le profil de risque est plus élevé. M. Kutas estime que le potentiel des marchés frontaliers augmente à mesure que les pays émergents comme la Chine gravissent les échelons de la courbe de valeur, délaissant les produits à faible valeur pour miser sur ceux à plus forte valeur ajoutée, créant une concurrence dans certains secteurs et des frictions avec les pays du G7.

Il estime que la pandémie pourrait déclencher une démondialisation dans des secteurs stratégiques comme la santé et les produits pharmaceutiques, les gouvernements cherchant à se prémunir contre d’autres événements de ce type. Toutefois, il est peu probable que la fabrication de produits à faible valeur, qui est source de croissance dans les marchés frontaliers, soit rapatriée au Canada, où les coûts associés à la production seraient bien plus élevés.

Selon M. Kutas, les effets de la crise de la COVID-19 pourraient se faire sentir plus tôt dans les marchés frontaliers, comparativement aux pays développés. Les bénéfices des entreprises risquent de souffrir, mais les gouvernements des marchés frontaliers n’ont pas les moyens d’offrir une relance et d’éponger les dettes. Par ailleurs, la récente crise du pétrole pourrait profiter aux marchés frontaliers, qui sont habituellement des importateurs de pétrole, car le plongeon des prix (particulièrement en Asie) pourrait avoir un effet direct sur leur résultat net.

 

Will Danoff – 20 avril 2020

Dans le cadre de son mandat de placement, Will Danoff privilégie la croissance et l’appréciation du capital. D’après le gestionnaire, le cours des actions affiche une forte corrélation avec le bénéfice par action, si bien qu’il recherche des sociétés dont les perspectives de bénéfices à long terme sont favorables. M. Danoff n’a apporté que peu voire aucun changement à sa méthode de placement durant le repli du marché attribuable à la COVID-19. Il constate que l’attention des investisseurs est monopolisée par ce qui se passe à court terme. Contrairement au marché, M. Danoff analyse plutôt la situation sur un horizon de trois à cinq ans.

M. Danoff note que le commerce électronique est une tendance importante qui a bénéficié de la pandémie comme l’indique la croissance accélérée des sociétés de ce secteur comme Amazon. Il entrevoit également des occasions à long terme dans les plateformes de médias sociaux telles que Facebook, qui détient aussi Instagram et WhatsApp et qui compte environ 2,5 milliards d’utilisateurs[i].

Selon M. Danoff, les obstacles à l’accessibilité du secteur des technologies n’ont jamais été aussi faibles, mais à grande échelle, ceux-ci n’ont jamais été plus élevés en raison de la rétention de sociétés bien établies sur le marché. Il est d’avis que les soins de santé ont tendance à bien performer en périodes de replis des marchés, et de nombreuses grandes sociétés pharmaceutiques ont affiché de bons rendements récemment. Par ailleurs, les organisations de soins de santé intégrés (OSSI) aux      États-Unis montrent des résultats favorables, compte tenu du fléchissement des coûts médicaux, car les opérations chirurgicales non urgentes sont suspendues. 

Les titres des sociétés de voyage et de détail sont offerts à des prix favorables pour le moment, mais fort des leçons tirées de replis précédents, M. Danoff sait qu’il vaut mieux attendre une amélioration de la situation économique ou des perspectives d’une société en particulier, plutôt que d’acheter des titres impulsivement, parce qu’ils sont bon marché. Dans les circonstances actuelles, M. Danoff rappelle aux investisseurs les avantages de collaborer avec un conseiller et de réfléchir à leurs placements et à leurs objectifs financiers.

 

FNB : Andrew Clee et Vivian Hsu – 17 avril 2020

Andrew Clee, vice-président, FNB, et Vivian Hsu, directrice principale, FNB, font remarquer que l’industrie canadienne des FNB a atteint un sommet sans précédent au début de l’année 2020 et a poursuivi sur sa lancée en février. Malgré le repli marqué des marchés en mars, les rentrées nettes de fonds des FNB sont demeurées positives, grâce surtout aux rentrées de fonds dans les FNB d’actions.

Beaucoup d’observateurs ont laissé entendre que la correction a peut-être été causée en partie par l’industrie des FNB, mais M. Clee et Mme Hsu ne croient pas que ce soit le cas. Comme l’explique M. Clee, le volume élevé des transactions de FNB a peut-être déstabilisé les marchés en mars, mais il faut se rappeler qu’il y a une distinction entre les liquidités primaires et secondaires. Ces dernières font référence à la négociation directe des FNB, pendant laquelle le titre sous-jacent n’est pas négocié, tandis que les liquidités primaires passent par les mécanismes de création et de rachat, à l’instar des fonds communs de placement. En mars, le marché primaire a enregistré des achats nets d’actions. Alors que les investisseurs liquidaient leurs titres, l’industrie des FNB les achetait, ce qui a procuré des liquidités. La situation des titres à revenu fixe a été toute autre, mais dans l’ensemble, les FNB se sont bien comportés compte tenu de l’accélération et de la profondeur du repli.

Mme Hsu constate que même si les FNB de titres à revenu fixe gérés passivement jouent un rôle important dans l’industrie, leur part de marché a commencé à diminuer et les FNB gérés activement sont de plus en plus populaires. M. Clee signale que le stress observé sur les marchés des titres à revenu fixe en mars montre pourquoi les investisseurs privilégient la gestion active : les gestionnaires de portefeuille ont pu délaisser les titres à rendement élevé en janvier et février, avant le début du véritable repli, puis réinvestir au moment opportun. La gestion active des titres à revenu fixe donne lieu à beaucoup d’occasions de placement lorsque la volatilité est au rendez-vous.

Bien qu’il soit difficile de prédire le rendement des marchés au cours des prochains mois, les FNB factoriels peuvent procurer aux investisseurs une exposition plus ciblée. Les investisseurs qui se demandent où nous en sommes dans la reprise des marchés auraient peut-être intérêt à regarder du côté des FNB factoriels de qualité. Les titres de qualité se sont bien comportés lors du repli et de la remontée. Les Fonds ESG pourraient également être attrayants, car ils renferment des titres de sociétés de qualité et permettent aux investisseurs de faire leur part pour la société et d’investir en fonction de leurs valeurs.

Les spéculateurs haussiers, qui croient qu’un redressement s’amorce, pourraient trouver les évaluations des FNB factoriels de dividendes, de valeur et d’actions de sociétés à petite capitalisation attrayantes. Les FNB de valeur, de dividendes et d’actions de sociétés à petite capitalisation ont tiré de l’arrière lors du repli initial de mars, si bien que les évaluations ont fléchi. Les investisseurs pourraient être en mesure de choisir des titres malmenés dotés d’un énorme potentiel de redressement qui se négocient en deçà de leur valeur comptable. Par contre, le camp des spéculateurs baissiers, qui croient que les choses pourraient s’empirer avant de s’améliorer, feraient peut-être mieux de regarder du côté des FNB factoriels de qualité et à faible volatilité, qui pourraient être payants dans ce type de marché. Les titres de qualité et à faible volatilité ont surclassé les indices de référence ces derniers mois. Les titres à faible volatilité représentent aussi une bonne option pour les investisseurs dont l’horizon temporel est plus court.

 

Patrice Quirion – 16 avril 2020

Patrice Quirion, gestionnaire de portefeuille qui se consacre aux placements mondiaux pour les investisseurs canadiens, est d’avis que le repli du marché dans le cadre de la crise de la COVID-19 se fera probablement en trois phases. La première est celle de la prise de conscience d’un événement négatif, immédiatement suivie d’un climat d’incertitude et de panique intense; c’est ce que nous avons observé avec les ventes d’actions massives au cours des deux premières semaines du mois de mars. M. Quirion pense que les investisseurs s’efforçaient de réunir des liquidités, provoquant ainsi une contraction générale parmi tous les actifs à risque. Cette première phase, qui a culminé avec une forte chute des cours boursiers vers la mi-mars, est à présent terminée, selon lui. Il estime que les marchés sont désormais dans la deuxième phase, qui procure un certain répit pour analyser la situation.

Au cours de cette deuxième phase, les marchés cherchent à déterminer quelles sociétés enregistreront de mauvais résultats, une bonne performance ou n’afficheront aucun changement pendant la pandémie de COVID‑19.  M. Quirion note également que les marchés commencent à intégrer d’éventuelles variations importantes de prix quant à la capacité des actions de rebondir en phase de reprise. Effectivement, nous avons pu constater l’impact de cette phase le mois dernier, avec la surperformance des secteurs défensifs et des sociétés de vidéoconférence. En période de baisse, une des tactiques du marché consiste à soumettre le bilan des sociétés à un test de résistance; ce procédé permet de cerner celles dont le bilan est faible et qui sont susceptibles d’avoir des problèmes de liquidité le trimestre suivant, et M. Quirion s’attend à ce que leurs actions fassent l’objet de liquidations massives. Au cours de la troisième phase, il pense que les marchés apprécieront le cours des actions par rapport à leur juste valeur à long terme. Il se prépare en prévision de cette phase en rééquilibrant son portefeuille et en saisissant les aubaines offertes sur le marché.

Selon M. Quirion, l’ampleur de la réaction à la COVID-19 ne reflète pas les débâcles boursières antérieures. Le choc à court terme est sans doute plus important qu’on ne l’envisageait il y a quelques mois. M. Quirion se concentre sur la situation à long terme : lorsque la pandémie de COVID-19 sera maîtrisée et que l’activité économique aura repris, combien de temps la récession durera-t-elle? Quelle sera la gravité de la récession? Beaucoup d’incertitude plane encore sur l'économie.

M. Quirion recherche les sociétés qui ont tenu le coup, profitent de la conjoncture ou présentent des perspectives favorables à long terme. Par exemple, il estime que le secteur de l’épicerie est actuellement privilégié puisque les consommateurs mangent chez eux. En revanche, les services de restauration, qui desservent notamment les lieux de travail, les cafétérias ou les stades, perdent présentement de la valeur. Toutefois, il est peu probable que leur rendement potentiel continue à subir la même chute que leur cours boursier actuel, car ces services seront à nouveau nécessaires. Si certains secteurs économiques prennent plus de temps à remonter la pente, ils présentent toujours un bon potentiel. Après les attaques du 11 septembre, par exemple, les voyages avaient diminué et on craignait que les consommateurs n’utilisent plus autant le transport aérien; cependant, un an environ après la tragédie, le secteur a rebondi et l’achalandage a atteint des sommets sans précédent. En ce qui concerne les marchés émergents, étant donné que plusieurs devises de ces pays sont tributaires des prix du pétrole, M. Quirion recherche des sociétés sans aucun lien avec le pétrole et aptes à bénéficier d’un fléchissement de la devise dans la foulée du choc des cours pétroliers. M. Quirion rappelle aux investisseurs canadiens d’éviter de céder à la panique et de ne pas hésiter à consulter leur conseiller en placements. L’essentiel est de se souvenir que la conjoncture n’aura pas forcément le même impact négatif sur le cours de l’action d’une société que sur sa capacité à produire des flux de trésorerie disponibles à long terme.

 

Kyle Weaver – 16 avril 2020

Kyle Weaver déclare que malgré la conjoncture actuelle, sa philosophie et sa méthode de placement n’ont pas changé; en fait, elles se sont intensifiées. Sa stratégie consiste à bâtir un portefeuille d’actions de croissance de sociétés dont le modèle d'affaires est soutenu par un ensemble de moteurs à long terme, qui pourront procurer de la valeur à un placement sur de nombreuses années. Il analyse les modèles d’entreprise et s’efforce de calculer quelles seront les projections de bénéfices dans plusieurs années afin de cerner les incohérences entre le modèle et le prix courant de l’action. Cependant, il n’est pas à l’affût des occasions évidentes – comme c’est le cas de Netflix, manifestement avantagée par le contexte actuel. Il préfère dépister des titres que le contexte a renforcés, mais que le marché perçoit comme affaiblis, créant ainsi une incohérence plus nette.

Pour chaque occasion, M. Weaver tente de déterminer si le potentiel de bénéfices sera plus ou moins le même une fois la crise passée, et si les facteurs qui favorisent habituellement le secteur auront la même force. Il évalue ensuite les probabilités que la société traverse la crise sans perdre de plumes ou si elle devra endurer une période de transition. Si le marché suit une courbe en V, il pourrait être judicieux de regarder au-delà du plancher; toutefois, étant donné leur position, certaines sociétés n'auront pas cette chance. M. Weaver augmente la part des sociétés qui à son avis émergeront plus solides de la crise ou avec un potentiel de bénéfices intact; parallèlement, il élague dans les positions de celles qui lui paraissent moins résilientes, ne suscitent pas autant de conviction, ou ne présentent pas autant d’incohérence étant donné qu'elles ont fait l'objet d'une analyse plus juste.

M. Weaver affirme que la composition de son portefeuille est aujourd'hui pareille à celle qu’il visait il y a un ou deux mois, et que plusieurs des tendances auxquelles il a fait face précédemment ont simplement été accentuées par la crise actuelle. Il estime que le choix des sociétés qu’il détient est justifié et que leurs actions offrent un bon potentiel de rendement sur une période de trois à cinq ans.

 

Harley Lank – 15 avril 2020

Harley Lank fait remarquer que les deux événements rares et imprévisibles dont nous faisons l’objet en ce moment, soit la COVID-19 et la crise du pétrole, ont donné lieu à une hausse de déclassements parmi les obligations de qualité. Ces « anges déchus » constituent maintenant une part considérable de l’ensemble du marché et ont ajouté un surplus en approvisionnement de plusieurs milliards de dollars sur le marché des titres à revenu élevé. Selon lui, à mesure que la Réserve fédérale américaine prendra des dispositions afin de restaurer la confiance des investisseurs à l’égard des marchés de capitaux et du crédit, le marché des titres à rendement élevé trouvera son équilibre. 

Étant donné que M. Lank avait commencé à réduire les titres à risque de son portefeuille au début de l’année en raison des évaluations, il était bien placé pour bénéficier de la dislocation du marché et des ventes, ce qui a lui permis de faire des achats opportuns. Depuis lors, il parle régulièrement avec les dirigeants d’entreprises pour obtenir des données en temps réel sur les entreprises qui ont subi une perte de demande et les mesures qu’elles prennent pour gérer leur structure de coûts et de liquidités. Il tient à s’assurer que son équipe protège les placements, minimise le risque de perte du capital à long terme et distingue les occasions qui se présentent en raison de la dislocation du marché.

M. Lank anticipe une reprise lente et progressive en forme de « coche », dans laquelle certains segments et secteurs verront une remontée plus rapide que les autres. Comme nous ne connaissons pas la durée de la crise due au virus ni ses répercussions finales sur l’économie pour le moment, il investit en conservant une plus grande marge de sécurité qu’il ne le faisait avant. 

 

Jurrien Timmer – 14 avril 2020

Jurrien Timmer, directeur principal, Macroéconomie mondiale, constate que le marché, qui escomptait les pires scénarios lors du plongeon boursier d’il y a trois semaines, est revenu à des évaluations plus modérées. Il explique que même si la période de déclaration des bénéfices s’annonce décevante, les cours boursiers poursuivent leur ascension parce que des scénarios futurs continuent d’être escomptés. Bien que les dirigeants risquent d’être plus avares de commentaires cette fois-ci en raison de l’incertitude causée par la COVID-19, M. Timmer est quand même intéressé par ce que les chefs de direction auront à dire. Il mentionne qu’à partir de maintenant et pour la suite des choses, les interactions entre les cours et les bénéfices des entreprises seront déterminantes.

Il salue les responsables des politiques budgétaires et monétaires pour les efforts déployés afin de permettre au marché de tenir le coup. Il précise que le gouvernement américain, par ses mesures budgétaires, et la Réserve fédérale américaine (Fed) ont joué un rôle décisif pour aider les investisseurs à se projeter au-delà de « l’abîme » et entrevoir une reprise en injectant des liquidités dans le marché et en assurant son bon fonctionnement. M. Timmer estime que les mesures de relance et d’allègement du gouvernement auront un effet déterminant sur la vitesse de la reprise. Selon lui, la COVID-19 ressemble davantage à un désastre naturel qu’à la crise du crédit de 2008, car la Fed est consciente qu’il ne s’agit pas d’un cycle de crédit classique et elle va soutenir les marchés afin d’éviter les dommages collatéraux inutiles.

M. Timmer rappelle aux investisseurs que lorsque les indices boursiers généraux se contractent, comme ils l’ont fait il y a trois semaines, les placements détenus dans les fonds passifs reculent aussi, puisque les fonds passifs cherchent à reproduire les mouvements des indices. À son avis, les algorithmes et les achats automatiques ciblant l’indice S&P 500 sont au nombre des facteurs qui ont causé la forte volatilité observée non seulement au dernier trimestre, mais aussi au quatrième trimestre de 2018. La négociation à haute vitesse, combinée aux algorithmes et au tarissement de la liquidité, peut accentuer le déclin d’un marché et sa reprise. Pour M. Timmer, la négociation automatisée a de bons et de mauvais côtés, mais il estime qu’en fin de compte, les données fondamentales sont la clé du succès. Pour les fonds gérés activement, un repli comme celui-ci crée des occasions pour les gestionnaires de portefeuille de départager facilement les gagnants des perdants au sein du marché boursier. M. Timmer le constate non seulement pour les actions, mais aussi pour le marché des titres à revenu fixe, tant dans le cas des titres à rendement élevé que des titres de qualité.

 

David Wolf – 9 avril 2020

David Wolf, gestionnaire de portefeuille de l’équipe de répartition mondiale de l’actif, suit une méthode à contre-courant à l’heure actuelle. À mesure que les liquidités sur le marché obligataire deviennent disponibles et que les actions se dirigent vers un creux, l’équipe s’éloigne progressivement des actifs à caractère défensif vers des actifs à caractère plus offensif.

M. Wolf croit que la conjoncture macroéconomique canadienne éprouvera des difficultés comme jamais auparavant. Dès lors, il vise à atténuer le risque des portefeuilles en diversifiant davantage sur les marchés mondiaux, en ajoutant des titres défensifs grâce à une exposition aux monnaies contracycliques et en réduisant la volatilité des portefeuilles avec moins de devises cycliques comme le dollar canadien.

Il s’attend à voir de l’inflation une fois la crise passée, car les banques prennent des mesures non calibrées dans un monde qui sera vraisemblablement moins mondialisé (ce qui signifie une baisse de l’efficacité et une augmentation des coûts). M. Wolf estime qu’au sortir de la crise, les investisseurs seront plus endettés qu’avant, et parce qu’il est peu probable qu’ils s’en sortent ou se trouvent en défaut de paiement, l’inflation semble être le chemin de la moindre résistance. Le gestionnaire croit que l’inflation sera plus élevée et plus volatile, et il transfère les actifs moins défensifs, comme les obligations nominales, vers des actifs réels indexés sur l’inflation (y compris les titres aurifères) qui, selon lui, offriront une meilleure couverture et un caractère défensif dans le portefeuille.

Il note que les titres à rendement élevé ont fait mauvaise figure en cette période, et les valorisations ne reflètent pas nécessairement les prix réels, que ce soit pour les titres de référence ou les FNB. Étant donné la nature peu liquide de ce segment du marché et le nombre réduit de transactions, il est difficile de savoir où trouver des occasions de placement à rendement élevé. M. Wolf conseille de ne pas considérer les titres à rendement élevé comme une catégorie d’actifs unique. Il suggère plutôt de les voir comme un marché de titres à rendement élevé. Certaines sociétés qui émettent des titres à rendement élevé ne parviendront pas à traverser cette étape, alors que les titres d’autres sociétés se négocient à prix d’aubaine. Dans l’ensemble, le marché des titres à rendement élevé est plus risqué, et en ce moment, par rapport aux autres catégories d’actifs, ces titres ne représentent pas une aubaine. L’équipe compte réduire ces titres avec le temps, une fois qu’elle aura déterminé les émetteurs qui sont susceptibles de s’en sortir indemnes.

 

Don Newman – 8 avril 2020 

Don Newman, gestionnaire de portefeuille axé sur les actions à dividende de grande qualité, analyse actuellement la viabilité des entreprises. Il tient à souligner que les analystes de Fidelity examinent continuellement la durée potentielle de l’épidémie de COVID-19 et évaluent pendant combien de temps les entreprises peuvent continuer à produire des rendements satisfaisants et à verser des dividendes. Au début de cette période de volatilité, son équipe d'analystes évitait les sociétés qui affichaient une dette et un ratio de distribution élevés. En tant qu’investisseur axé sur les dividendes, M. Newman privilégie le rendement total : un rendement en dividende appréciable, un bilan financier solide et une bonne croissance des bénéfices. Il se concentre particulièrement sur le bilan, estimant que les entreprises font généralement faillite à cause d’un mauvais bilan, pas à cause des bénéfices. Selon lui, l’affectation des capitaux dans les entreprises se déroule habituellement dans l’ordre suivant : remboursement de la dette, continuité de l’exploitation, versement des dividendes et dépenses en immobilisations. Si une entreprise peut compter sur un bilan solide et de faibles coûts, elle est exposée à un risque de liquidité moins grand que d’autres sociétés. 

M. Newman ajoute que mars a été le mois le plus mouvementé de sa carrière chez Fidelity : depuis le début de cette période de volatilité, les actions sont passées d’un sommet à un creux de plus de 30 %. En mars, il a utilisé toutes les liquidités de ses fonds pour investir dans des titres de grande qualité qui se négociaient à des prix nettement inférieurs à leur valeur intrinsèque. Par exemple, les banques canadiennes se sont échangées à des cours proches de leur valeur comptable, ce qui s’est produit seulement deux fois au cours des 20 dernières années. À un moment, le secteur des services publics aux États-Unis avait perdu près de 35 %. En tant que gestionnaire actif, M. Newman travaille au quotidien avec les analystes pour dénicher les perles rares, c’est-à-dire les entreprises dotées de solides paramètres fondamentaux dont les cours ont fortement baissé en raison de ventes massives. Il privilégie le Canada et les États-Unis, estimant que, sur ces marchés, on trouve des sociétés très intéressantes qui ont un meilleur accès aux ressources et aux capacités de gestion, ce qui rend moins attrayants les marchés étrangers (p. ex. les marchés émergents). 

 

Salim Hart et Naveed Rahman – 7 avril 2020

MM. Hart et Rahman insistent sur l’objectif de leur portefeuille, à savoir miser sur des actions qui se négocient à des cours proches de leur valeur intrinsèque, mais restent sous-évaluées. Ils privilégient les entreprises de grande qualité, qui produisent des rendements supérieurs à la moyenne, sont moins endettées et offrent valeur et qualité, autrement dit des placements défensifs que l’on conserve habituellement en période de volatilité. Les gestionnaires sont convaincus d’obtenir de bons résultats en ce qui a trait à la protection des investisseurs en période baissière (par rapport à l’indice), au rendement excédentaire à long terme et à la réduction de la volatilité par rapport aux marchés. Dans le contexte actuel, ils classent les occasions de placement et les titres en portefeuille dans trois catégories : les entreprises moins durement touchées par la crise; les entreprises durement touchées, mais en mesure de s’en remettre assez rapidement; et les entreprises qui ont subi des dommages permanents et risquent de ne pas survivre. Ils précisent qu’ils n’ont pas eu à trop puiser dans la troisième catégorie pour garnir le portefeuille.

La Catégorie Fidelity Valeur intrinsèque mondiale, composée de sociétés de grande qualité et dont l’orientation est habituellement plus défensive, a surpassé son indice de référence au premier trimestre, car elle était protégée par la combinaison de plusieurs facteurs, à savoir des entreprises solides, de nombreuses sociétés japonaises dotées d’importantes réserves de liquidités et une forte pondération des liquidités. Durant la première moitié du premier trimestre, les gestionnaires ont misé sur l’Asie et dans la seconde moitié, de nombreuses occasions se sont présentées dans les soins de santé, la construction résidentielle, la chaîne d’approvisionnement du secteur automobile et les produits industriels. Ils estiment que les placements les plus avantageux actuellement sont dans les secteurs de l’énergie et des services financiers, qui ont été particulièrement touchés. Ils mentionnent également que le secteur de la consommation pourrait offrir des occasions intéressantes à la fin de cette crise, parce que les entreprises qui n’ont pas les ressources nécessaires pour survivre à la crise risquent de disparaître, ce qui réduira la concurrence et permettra aux sociétés restantes d’augmenter leurs parts de marché.

De l’avis des deux gestionnaires, une des particularités du processus de Joel Tillinghast est la grande quantité de titres en portefeuille. En période baissière, lorsque les liquidités se font rares, il est plus facile de négocier de petites positions et d’accroître la diversification. Cela procure un bon potentiel de hausse et réduit l’encaissement des baisses, en plus de permettre aux gestionnaires de diversifier le portefeuille et de prendre des risques sur un petit nombre de placements au lieu d’exposer de grandes portions du portefeuille à des risques, étant donné la multitude d’inconnues.

 

David Tulk – 7 avril 2020 

David Tulk, gestionnaire de portefeuille au sein de l’équipe de répartition mondiale de l’actif de Fidelity, nous recommande de patienter pour voir si les politiques mises en place seront suffisantes. Actuellement, l’équipe s’active à dresser un portrait futur des marchés. Au-delà de la volatilité, elle s’intéresse à l’après-COVID-19. Elle demeure prudente et choisit les placements avec soin, analysant à la fois les mesures prises par les autorités et les effets de la COVID-19. La philosophie de placement de l’équipe repose sur l’équilibre entre actions et titres à revenu fixe. 

La reprise économique pourrait être plus graduelle et cahoteuse au Canada, comparativement aux autres régions. C’est pourquoi les actions canadiennes sont moins représentées dans les placements de l’équipe; elles sont sous-pondérées. M. Tulk estime que, dans la catégorie des titres à rendement élevé, il vaut mieux miser sur un gestionnaire de portefeuille qui applique une sélection active des titres plutôt que sur une solution à gestion passive, c’est-à-dire calquée sur un indice. En effet, comme les indices ont tendance à surreprésenter le secteur de l’énergie, il se peut qu’ils ne profitent pas des occasions de valeur pouvant émerger en dehors de ce secteur. Pour ce qui est des catégories défensives, l’équipe met l’accent sur l’or, qui s’apprécie en raison d’autres effets économiques de la pandémie, comme la hausse de l’inflation. M. Tulk précise que l’équipe a recours à la gestion des devises pour protéger les rendements des placements. Étant donné la récente dépréciation du dollar canadien, l’équipe privilégie le dollar américain, le yen et le franc suisse. Pour ce qui est des marchés mondiaux, l’équipe continue de surpondérer les actions des marchés émergents, estimant que c’est cette région qui offre le plus d’occasions. 

M. Tulk tient à rappeler les risques que l’on court si l’on vend ses placements sur un coup de tête. Quand on décide de quitter le marché, la question qui se pose immédiatement est la suivante : quand faut-il revenir sur le marché? Il est quasi impossible de prédire le moment où le marché touchera le fond. De plus, la vitesse d’une reprise reste une inconnue. En gardant le cap et en conservant leurs placements, les investisseurs sont en mesure de participer à la remontée des marchés. M. Tulk fait remarquer que, dans le contexte actuel, les jeunes investisseurs sont généralement bien placés. Comparativement aux investisseurs proches de la retraite, les jeunes ont l’avantage d’un horizon de placement plus long. L’historique des marchés boursiers montre qu’en conservant leurs placements plus longtemps, les investisseurs peuvent être récompensés, car ils profitent de la capitalisation des rendements. 

 

Jurrien Timmer – 6 avril 2020

Jurrien Timmer, directeur principal, Macroéconomie mondiale, réitère qu’outre les nouveaux cas de COVID-19, l’attention se porte actuellement sur la prochaine période de déclaration des bénéfices. Habituellement, les dirigeants d’entreprise font des prévisions sur les bénéfices pour donner un aperçu de l’évolution future de leur société. Toutefois, on pourrait suspendre les prévisions pour ce trimestre. M. Timmer mentionne que d’ici à ce que le marché touche un creux et que l’on soit rassuré sur la vitesse d’une éventuelle reprise, les sociétés pourraient avoir de la difficulté à présenter leurs propres perspectives, compte tenu de la grande incertitude.

En conséquence, les gestionnaires de placements actifs auront l’occasion d’obtenir l’information appropriée durant leurs rencontres avec les dirigeants et d’analyser les états financiers pour pouvoir départager les gagnants des perdants. Eu égard à la volatilité du marché observée au dernier trimestre, M. Timmer note que pour les gestionnaires de placements actifs comme Fidelity, de nombreuses occasions sont apparues. Durant cette période, tant les sociétés les plus performantes que les moins performantes ont subi des pressions, ce qui a créé de nombreuses occasions d’achat, en particulier pour les gestionnaires axés sur la valeur.

Les entreprises commencent à réaliser que le système d’approvisionnement est un écosystème fragile, ce qui pourrait favoriser l’établissement d’un plus grand nombre de chaînes d’approvisionnement nationales. Si la démondialisation se poursuit, l’inflation pourrait augmenter. M. Timmer considère également d’autres scénarios si jamais la demande d’obligations du Trésor devait diminuer. La Réserve fédérale (Fed) est largement en mesure d’acheter les obligations du Trésor en circulation. Cela conduirait à un régime inspiré par la « théorie monétaire moderne » combinant des déficits importants, des taux d’intérêt faibles, des taux réels négatifs et une expansion appréciable du bilan de la Fed. Il suggère de comparer les mesures adoptées aux États-Unis avec celles mises en œuvre dans les années 1940, lorsque la Fed avait racheté la quasi-totalité des obligations du Trésor en circulation; la reprise économique à cette époque pourrait présenter certaines similarités avec la reprise du présent cycle de marché.

 

Hugo Lavallée – 3 avril 2020

Hugo Lavallée réitère que malgré ces temps difficiles, les conditions actuelles favorisent la gestion active et les placements à contre-courant. Sa liste de surveillance s’est allongée, et il peut maintenant suivre des sociétés qui présentaient déjà un intérêt, mais qui étaient peut-être trop chères pour justifier un achat; il s’intéresse plus particulièrement aux sociétés qui sont actuellement en difficulté, mais qui ont des bilans sains et des liquidités enviables, si bien qu’elles redeviendront rentables d’ici un an ou deux.

M. Lavallée accueille favorablement les mesures de soutien considérables mises de l’avant par le gouvernement, mais compte tenu de la valeur et des revenus qui seront perdus, il estime que la reprise sera plus laborieuse que prévu, et il réorganise son portefeuille en conséquence. Il est davantage attiré par les services financiers diversifiés que par les banques et les produits industriels, mais il se concentre surtout sur les secteurs les plus gravement malmenés, comme celui des biens de consommation discrétionnaire. Dans le secteur du détail, il privilégie en ce moment les détaillants à bas prix, car il est d’avis que les produits de luxe haut de gamme seront délaissés au profit des produits bon marché lorsque l’activité économique reprendra.

 

Stephen DuFour – 2 avril 2020

Stephen DuFour gère ses portefeuilles selon le style de croissance à prix raisonnable (CAPR). Il a toujours consacré beaucoup de temps à examiner les états des résultats des entreprises dont les actions se négocient à prix raisonnable pour dénicher celles dont les bénéfices augmentent plus rapidement que le marché. Cependant, dans le présent cycle de marché, il se penche d’abord et avant tout sur le bilan pour prendre connaissance des liquidités et des dettes des entreprises. Il s’intéressera à leur ratio de liquidité tout au long de la pandémie, qu’elle dure un mois ou un an.

La période de déclaration des bénéfices du trimestre en cours sera probablement l’une des plus déterminantes des prochaines années, affirme M. DuFour, car elle nous permettra d’évaluer les perspectives pour l’année. Avant le dévoilement des bénéfices des sociétés, il faudra absolument voir à quelle vitesse le gouvernement américain parviendra à déployer le plan de sauvetage qu’il a annoncé, car cela nous dira si un autre plan s’avérera nécessaire.

M. DuFour vise à détenir un portefeuille de 40 titres à la fois, qu’il compare à une équipe de soccer. Son objectif pendant cette période est de sortir du cycle de marché avec une meilleure équipe qu’au début du cycle. Les titres auxquels il accorde la plus forte pondération proviennent du secteur des technologies de l’information, qui perturbe la plupart des secteurs d’activité, en ce sens que la technologie empiète sur les autres secteurs (p. ex. : les paiements en ligne empiètent sur le secteur des services financiers). La nouvelle dynamique de travail à domicile confère certains avantages au secteur des technologies de l’information et c’est la raison pour laquelle il continuera d’occuper une place prépondérante dans le Fonds Fidelity Actions américaines – Ciblé tout au long du présent cycle de marché.

 

Catherine Yeung – 1er avril 2020

Catherine Yeung nous signale que les Chinois sont de retour au travail et que le pays a amorcé la phase de reprise économique. À l’heure actuelle, le gouvernement chinois met de l’avant des politiques pour favoriser cette reprise, ciblant certains secteurs et régions afin de stimuler la consommation. Cependant, les entreprises de la chaîne d’approvisionnement risquent d’éprouver des difficultés étant donné le ralentissement de la demande mondiale. Jusqu’ici, la banque centrale de Chine n’est pas allée aussi loin que les autres dans ses mesures de relance, mais Mme Yeung croit que les politiques monétaire et budgétaire comporteront des mesures de plus grande envergure au cours des prochains mois.

Mme Yeung affirme que jusqu’à la semaine dernière, la Chine n’avait pas suivi les mêmes tendances de placement que d’autres régions du monde. Alors que les investisseurs étrangers gravitaient autour des titres de valeur et des secteurs comme les services de télécommunications, les investisseurs chinois privilégiaient les titres de croissance de sociétés dotées d’une grande notoriété de la marque et commencent à peine à se tourner vers les titres de valeur. Elle est d’avis qu’il pourrait y avoir un virage vers les services en ligne, comme l’enseignement et les applications infonuagiques, mais les marques réputées dans le domaine des technologies, des biens et services de consommation et du cybercommerce qui détiennent une bonne part de marché conserveront probablement un avantage concurrentiel.

Durant cette période de volatilité, Mme Yeung estime qu’il est essentiel de s’attarder au bilan d’une société, à ses liquidités et à ses initiatives pour résoudre les problèmes à venir, parce que la plupart des secteurs subiront inévitablement une baisse de revenus au cours des prochains mois. Même si la Chine est sur le chemin de la reprise, elle n’est pas à l’abri de l’affaiblissement de la demande mondiale et peut s’attendre à quelques soubresauts en cours de route.

 

Joe Overdevest – 31 mars 2020

Joe Overdevest est convaincu que l’écosystème de Fidelity est conçu pour faire face à des perturbations sans précédent comme celle que nous connaissons en ce moment, grâce à la portée mondiale de Fidelity, à l’accès aux chefs de direction et aux ressources technologiques. Par ailleurs, il estime que la situation actuelle n’a pas perturbé, mais plutôt dynamisé les processus existants. Dans ce contexte de ventes massives et indifférenciées au sein du marché, lui et d’autres gestionnaires de portefeuille de Fidelity ont tiré profit des connaissances de chacun afin de s’assurer de ne manquer aucune occasion potentielle.

M. Overdevest est généralement optimiste à l’égard des banques canadiennes, étant donné que le gouvernement s’est montré coopératif et qu’il est intervenu rapidement pour soutenir l’économie. Bien qu’une réduction du dividende ne puisse être exclue dans aucun secteur, M. Overdevest pense qu’une réduction du dividende par les banques est peu probable, étant donné le soutien gouvernemental. À l’inverse, il estime qu’un abaissement du dividende est plus probable dans le secteur de l’énergie, en particulier dans le cas des sociétés qui sont endettées et qui ont une structure de coûts élevée.

En ce moment, M. Overdevest analyse les sociétés en se posant trois questions clés :

  • La situation financière de l’entreprise est-elle suffisamment solide pour lui permettre de traverser la crise?
  • Le modèle d’affaires de l’entreprise va-t-il changer après la crise?
  • À quoi la valorisation pourrait-elle ressembler après la crise?

Dans le secteur mondial des ressources naturelles, les sociétés en bonne santé financière et faiblement valorisées ont été emportées par le délestage général, de sorte que les entreprises de pipelines et les producteurs d’énergie renouvelable pourraient offrir d’excellentes occasions.

 

Jurrien Timmer – 30 mars 2020

Au cours des prochaines semaines, Jurrien Timmer surveillera avec attention le rythme de propagation de la COVID-19. Il garde espoir que les marchés pourront reprendre rapidement une fois que le taux de propagation du virus aura culminé. Selon lui, les sociétés qui ont un rendement en dividendes élevé et qui sont capables de surmonter la volatilité actuelle du marché pourraient enregistrer des rendements solides durant la reprise. M. Timmer note que les mesures tant budgétaires que monétaires prises par les gouvernements au cours du dernier trimestre ont été beaucoup plus rapides que durant la crise financière de 2008. La Réserve fédérale américaine, entre autres, n’a pas négligé les efforts pour essayer de stabiliser le dollar américain et de freiner son ascension.

Lorsque la reprise s’amorcera, ce qui marquera le début d’un nouveau cycle du marché, M. Timmer s’attend à ce que les secteurs des biens de consommation discrétionnaire, des services financiers et de l’énergie enregistrent une bonne performance. De même, la volatilité actuelle pourrait favoriser un mouvement des titres de croissance vers les titres de valeur, ce qui profite traditionnellement aux segments de valeur du secteur des marchés émergents. Globalement, M. Timmer a bon espoir que les politiques récentes et un possible plafonnement de la pandémie de COVID-19 dans les prochaines semaines permettront au marché d’atteindre rapidement un creux afin que la reprise puisse s’enclencher. 

 

Jing Ning – 27 mars 2020

Jing Ning, gestionnaire de portefeuille du Fonds Fidelity Chine, constate que bien que la COVID-19 ait ébranlé la confiance des investisseurs, la braderie boursière généralisée a créé des occasions intéressantes.

Fidèle à son style de placement à contre-courant axé sur la valeur, Mme Ning continue d’investir dans des titres dont les bénéfices pourraient être plus faciles à prédire sur un horizon de trois à cinq ans. Selon elle, les titres qui offrent des valorisations attrayantes et des rendements en dividendes élevés sont ceux qui peuvent le mieux aider les investisseurs à traverser cette période de volatilité sur les marchés. Mme Ning est à la recherche de sociétés bien gérées qui ont un bon potentiel de croissance à long terme et qui profitent des changements structurels en Chine. Elle estime que le Fonds conserve une orientation défensive en prévision d’un ralentissement de la croissance économique chinoise, qui deviendra plus évident dans les prochains mois.

La réaction du gouvernement et des décideurs chinois à cet événement rare inattendu a été remarquable. L’économie chinoise avait déjà commencé à pâtir du différend commercial entre les États-Unis et la Chine, et le marché boursier chinois s’était fortement contracté après s’être apprécié à la faveur d’une abondance de liquidités. Cependant, comme les titres considérés comme des titres de croissance ont continué d’avoir la préférence du marché, les titres de valeur se négocient à un escompte appréciable par rapport aux titres de croissance.

Mme Ning est d’avis que les mesures de relance gérées activement vont se poursuivre en Chine. On s’attend à ce que les décideurs accélèrent les investissements dans les infrastructures, et l’ouverture des marchés financiers pourrait aussi être bénéfique.

 

Mark Schmehl – 26 mars 2020

L’objectif actuel de Mark Schmehl consiste à dénicher des sociétés qui obtiendront de bons rendements pendant le ralentissement provoqué par la COVID-19. Parmi celles-ci se trouvent les sociétés technologiques et d’autres entreprises qui sont appelées à rebondir une fois qu’une solution aura été trouvée. Cet objectif découle d’une perspective à long terme en matière de placements, car le gestionnaire s’attend à ce que le virus ait une incidence potentielle à long terme sur le comportement des consommateurs.

M. Schmehl examine activement comment les sociétés technologiques peuvent contribuer à ce nouveau monde du travail. On citera, par exemple, les sociétés qui fournissent des services de vidéoconférence, comme Zoom, qui affichent une bonne performance pendant ce repli en raison de l’augmentation du télétravail. Dans le secteur des soins de santé, M. Schmehl constate que les sociétés travaillent en équipe plutôt que comme des concurrents dans la lutte contre la COVID-19. En ce qui concerne l’ensemble du marché, le gestionnaire affirme que dans cette économie différente, la gestion active s’avère un atout pour les investisseurs en ce moment. Les gestionnaires de portefeuille ont l’occasion de trouver des sociétés gagnantes en cette période d’incertitude et de donner aux investisseurs les moyens de tirer parti de la reprise du marché. Hormis les secteurs des technologies et des soins de santé,
M. Schmehl entrevoit des occasions dans les secteurs qui occupaient une position favorable avant la pandémie de la COVID-19, comme ceux de la construction résidentielle et des services financiers.

 

Andrew Marchese – 25 mars 2020

Andrew Marchese est convaincu que la correction boursière sans précédent, qui a provoqué la liquidation prématurée de certains titres, est une occasion d’étudier les entreprises avec un regard neuf et de constater le véritable pouvoir des bénéfices d’une société comparativement à ce que laissent transparaître ses valorisations. Par conséquent, la liste d’achats de Fidelity s’est allongée, ce qui a fait croître l’étendue des rendements potentiels des titres au cours des prochaines années.

M. Marchese anticipe de maigres bénéfices en 2020. La trajectoire inconnue du virus affectera la demande; c’est pourquoi il estime qu’il vaut mieux ne pas se fier aux bénéfices pour les deux prochains trimestres, voire d’ici la fin de l’année. Il rappelle que le marché sait mieux comment réagir aux bonnes et aux mauvaises nouvelles qu’à l’incertitude. Il convient qu’il est naturel de vouloir se réfugier dans les liquidités en période de volatilité; ce faisant, les investisseurs se trouvent cependant à cristalliser leurs pertes et se contraignent à la prise d’une autre décision difficile : celle du moment où revenir sur le marché. Ainsi leur revient la tâche ardue de tenter d’anticiper le marché et, avec elle, le risque de prendre de mauvaises décisions.

À mesure que les pays mettront en œuvre des mesures pour contenir le virus, M. Marchese s’intéressera à son incidence sur le potentiel des bénéfices futurs. Il analyse les bilans et s’assure de ne prendre part à aucun risque d’insolvabilité ni risque de violation importante des clauses de remboursement qui pourrait devenir problématique. Son horizon temporel est de plus de deux ans et, s’il trouve des occasions qui semblent appelées à fructifier de façon disproportionnée plutôt qu’à fléchir, c’est de bon augure pour ses placements pense-t-il. Il souligne que tous les gestionnaires de portefeuille chez Fidelity suivent activement la situation et voient la vague de liquidations comme une occasion à saisir.

 

Joel Tillinghast – 24 mars 2020

Selon Joel Tillinghast, lorsque surviennent des événements macroéconomiques comme celui que nous vivons actuellement, les marchés boursiers réagissent habituellement correctement du point de vue directionnel, mais de façon exagérée en ce qui a trait à l’amplitude. Dans ces cas, il lui arrive de profiter de l’occasion pour acheter des titres intéressants à un prix moindre compte tenu de leur rapport risque/rendement et des fluctuations du cours de l’action relativement à l’évolution des caractéristiques fondamentales des sociétés en question. M. Tillinghast demeure rationnel et prudent. Il continue de prendre ses décisions de placement en fonction de l’évaluation et des caractéristiques fondamentales des sociétés.

 

Kyle Weaver – 24 mars 2020

Kyle Weaver fait remarquer que le marché a puni les entreprises qui enregistrent des profits faibles ou négatifs, qui ont des taux d’endettement plus élevé ou qui sont  liées aux transports ou aux loisirs, et bon nombre des titres de croissance plus agressive qu’il privilégie font partie d’une ou de plusieurs de ces catégories. Par contre, de tels épisodes de dispersion sur les marchés ont donné lieu à des occasions d’achat par le passé, car certaines entreprises attrayantes se négocient alors au rabais. M. Weaver est donc d’avis que la volatilité permet d’investir dans des sociétés aux modèles d’affaires solides.

 

Jeremy Podger – 24 mars 2020

Jeremy Podger, gestionnaire de portefeuille du Fonds Fidelity Mondial, estime que la conjoncture économique évoluera en trois étapes : escalade, consolidation et reprise. Il fait remarquer que la première étape est en cours et, selon lui, bon nombre d’actions ont vu leur cours fléchir davantage que ne le justifient les perspectives à l’égard de leurs caractéristiques fondamentales. Le gestionnaire de portefeuille soutient, toutefois, qu’il importe de comprendre dans quelle mesure les entreprises sont aptes à traverser les difficultés actuelles, et d’évaluer leur valeur à long terme. À son avis, la deuxième étape suivra sous peu, et c’est à cette étape que nous aurons une meilleure idée des acteurs qui feront les frais de la crise, de la valeur des créances douteuses et des dommages à long terme causés à l’économie. M. Podger juge qu’à la dernière étape, soit celle de la reprise, il est peu probable que le marché se redressera en ligne droite, car une reprise économique aura déjà été prise en compte et des créances douteuses seront vraisemblablement mises au grand jour après avoir été dissimulées pendant la crise.

M. Podger soutient que le Fonds Fidelity Mondial a commencé l’année avec des niveaux de liquidités très bas et une sensibilité économique relativement élevée. Au moment de l’éclosion du coronavirus en Chine, le gestionnaire de portefeuille a amorcé des changements à la structure du Fonds. Il a commencé à réunir des liquidités et à réduire la sensibilité du Fonds aux fluctuations du marché en réduisant ses placements à bêta élevé. Tandis que le repli du marché s’accélérait, le risque associé à ces positions augmentait. Au cours des dernières semaines, M. Podger a encore réduit la pondération des services financiers, de sociétés liées au transport et des sociétés énergétiques les plus vulnérables à une chute des prix du pétrole, car il ne pense pas que ces dernières s’en remettront de façon marquée à court terme. En revanche, il a étoffé ses placements dans les sociétés qui sont appelées à mieux résister, et celles qui pourraient s’en remettre presque entièrement après le repli actuel.

Dans l’ensemble, le gestionnaire de portefeuille du Fonds maintient un profil plutôt équilibré. Il a ajouté de nouveaux noms, notamment des sociétés de biens de consommation de base et de soins de santé, et a augmenté la participation du Fonds dans le commerce électronique. M. Podger juge avoir sensiblement réduit l’exposition du Fonds aux sociétés plus à risque et augmenté la participation dans d’éventuels titres gagnants, le tout à un prix raisonnable.

 

Ramona Persaud – 24 mars 2020

La volatilité est source d’occasions parmi les actions, pense Ramona Persaud; d’ailleurs, le contexte actuel en est un parfait exemple. D’après la gestionnaire de portefeuille, le marché boursier tire sa valeur du fait qu’il réunit les meilleurs talents humains pour créer des produits et services qui se matérialisent en entreprises à l’écoute des besoins. Mme Persaud constate qu’à certains moments, en l’occurrence maintenant, on peut se procurer ces produits et services à prix réduit. Elle cherche à investir dans des entreprises dont les valorisations sont faibles, mais qui sont dotées du « biais du survivant », c’est-à-dire qu’elles s’endurcissent avec le temps tandis que d’autres disparaissent.

Contrairement à maintenant, la crise financière de 2008 comptait beaucoup plus de variables inconnues. Cette fois-ci, la variable – un virus – a été isolée par les scientifiques qui travaillent maintenant à l’élaboration d’un vaccin. Dans le contexte de volatilité actuelle, Mme Persaud emploie une méthode de résolution de problème qui tire parti de plusieurs sources, notamment les analyses de l’équipe de recherche mondiale de Fidelity et celles des professionnels de la santé à l’échelle mondiale.

Les stratégies de placement de Mme Persaud sont conçues pour atteindre trois objectifs : tirer un rendement total des placements, surpasser les marchés en période de repli et procurer un niveau acceptable de revenu. Ses fonds répondent déjà au deuxième objectif de protection en période de repli par rapport à leur indice de référence. À l’heure actuelle, ils sont structurés en vue d’atteindre le premier objectif de tirer un rendement des placements. La gestionnaire déniche continuellement des entreprises sous-évaluées, mais appelées à contribuer à l’atteinte de ces trois objectifs.

 

Dan Kelley – 24 mars 2020

Dan Kelley considère la situation économique actuelle sous l’angle des occasions qu’elle présente. Il examine plus particulièrement certaines occasions intéressantes dans les secteurs des technologies de l’information et des soins de santé afin de tirer parti de la situation actuelle et de rehausser son portefeuille. Dans le secteur des TI, il porte son attention sur les modèles d’affaires axés sur les logiciels et la vidéoconférence, car les outils offerts par les sociétés qui préconisent ces modèles sont encore plus en demande durant les périodes comme celles que nous traversons. Pour ce qui est des soins de santé, M. Kelley continue de trouver des occasions parmi lesquelles plusieurs sont de nature défensive, en raison de leur capacité à générer de nouveaux revenus, peu importe le climat économique.

Dans l’ensemble, M. Kelley est très enthousiaste à propos de certaines perles découvertes en raison de la fragmentation actuelle et il est convaincu que les sociétés solides et gérées par leur fondateur offrent une vision claire et une direction stable, d’autant plus en période de tumultes comme celles-ci. Il est optimiste à long terme, car il s’attend à voir une forte accélération de l’activité économique dès que la situation actuelle aura finalement dépassé le creux.

 

Darren Lekkerkerker  23 mars 2020

Darren Lekkerkerker fait remarquer qu’il y a certains titres très attrayants qu’il envisage d’ajouter dans son portefeuille, car ils ont le potentiel de procurer d’excellents rendements à long terme. Ces rendements reposent sur les nouvelles concernant le virus, le moment du pic de l’épidémie, la distanciation sociale, la création d’un vaccin et les mesures de stimulation du gouvernement. D’après ses observations, les secteurs défensifs qui sont essentiels durant la pandémie de COVID-19, surpassent les autres secteurs. Parmi ceux-ci, on compte la consommation de base (soit les supermarchés, l’alimentation et les boissons), les soins de santé, l’or et les services commerciaux tels que les services de voirie. Il déplace lentement son portefeuille vers ces secteurs, tout en faisant preuve d’une grande prudence.  

L’équipe de gestion de l’actif de Fidelity consacre son temps à parler avec les chefs de direction et les chefs des finances. Quant à M. Lekkerkerker, il s’attache aux modèles d’affaires et aux états financiers des sociétés. Il est à l’affût de sociétés axées sur la qualité et le long terme dotées de modèles d’affaires durables qui tentent d’adapter leurs opérations dans le but de minimiser les risques durant l’épidémie de COVID-19.

 

Maxime Lemieux – 20 mars 2020

Le repli actuel du marché pourrait donner lieu à des occasions d’achat fructueuses pense Maxime Lemieux, gestionnaire de portefeuille du Fonds Fidelity Frontière NordMD. Il remarque que la liquidité fait défaut dans certaines catégories d'actifs, une situation exacerbée par la participation accrue des FNB à gestion passive. Il rappelle aux investisseurs de se montrer prudents à l’égard des FNB à gestion passive qui détiennent des titres illiquides, car ceux-ci pourraient connaître des difficultés. M. Lemieux affirme que le temps est venu pour les investisseurs actifs de tirer parti des ventes massives.

Dans le contexte actuel, le gestionnaire de portefeuille met l’accent sur trois éléments en matière de placement : les valorisations, la croissance des bénéfices et les taux d’intérêt. Les niveaux des valorisations ont diminué considérablement au Canada et aux États-Unis et ils sont désormais plus intéressants. Cela dit, M. Lemieux continue de s’intéresser aux sociétés de grande qualité affichant un bilan sain, car ces caractéristiques tendent à être bénéfiques en période de volatilité boursière. La croissance des bénéfices est appelée à ralentir, mais chacune des positions prises par Maxime Lemieux au terme de son processus de placement a été mise à l’épreuve dans un scénario de marché baissier afin de s’assurer que les pressions à la baisse soient prises en compte dans sa décision. Les faibles taux d’intérêt et les stocks dégarnis font généralement grimper la demande, ce qui requiert l’appui d’un marché du travail sain, et le gestionnaire croit que ce facteur pourrait jouer sur la vitesse de la reprise du marché.

Le Fonds Fidelity Frontière NordMD continue d’appliquer une approche en haltères et préconise une exposition aux secteurs tant défensifs que cycliques sur le marché. À mesure que les conditions de marché changeront, la structure du Fonds pourrait elle aussi changer graduellement et de façon ordonnée.

 

Hugo Lavallée – 20 mars 2020

Le gestionnaire de portefeuille Hugo Lavallée estime qu’il s’agit d’un moment idéal pour un investisseur actif. Il est important de comprendre comment les sociétés font face à la volatilité des marchés; à son avis, celles qui ont un bilan en bonne santé et savent bien gérer leur capital sont susceptibles de se redresser rapidement. D’après lui, la volatilité des marchés constitue une occasion de mettre en évidence les mérites de la gestion active et de se concentrer sur certaines des sociétés qu’il privilégie et dont les titres font l’objet d’une vente maintenant.

Les sociétés qui composent actuellement les fonds gérés par M. Lavallée ne présentent pas beaucoup de risque au bilan, et il évalue chaque position pour s’assurer que ces sociétés seront en mesure de résister aux tensions exercées par un repli et qu’il pourra travailler en étroite collaboration avec une équipe de placement afin de déceler les occasions potentielles.

Étant donné le degré élevé d’incertitude qui règne sur les marchés mondiaux, M. Lavallée croit qu’il est préférable de ne pas se concentrer sur le court terme, parce qu’il estime que la réussite en placement repose sur une approche à long terme. En tant que véritable investisseur à contre-courant, sa stratégie consiste à être défensif lorsque les choses vont bien et à adopter une approche audacieuse quand les choses vont mal. Comme l’a dit Warren Buffet : « Ayez peur quand les autres sont gourmands; soyez gourmands quand les autres ont peur. »

 

Jeff Moore  20 mars 2020

Jeff Moore affirme que nous nous trouvons à l’extrême d’un épisode de volatilité extraordinairement élevée. Il insiste sur le fait que la conjoncture économique actuelle n’est pas aussi inquiétante que lors de la crise du crédit, en 2008, parce que la situation d’incertitude actuelle, bien qu’intense, sera de courte durée à son avis.

La Réserve fédérale américaine et la Banque du Canada ont agi beaucoup plus rapidement qu’elles ne l’ont fait en 2008, bien que l’élément de distanciation sociale se soit interposé et ait figé la demande. Chaque secteur connaîtra un sort différent, mais au final, le marché demeure le même pour l’ensemble d’entre eux, ce que Jeff Moore juge être une bonne nouvelle pour les investisseurs, parce que cela signifie que des occasions pourraient se présenter. La structure de son portefeuille lui inspire confiance, dit-il, car nombre des secteurs qui pourraient avoir besoin d’une aide financière massive pour éviter un défaut ne sont pas de ceux auxquels s’intéressait son équipe.

Le gestionnaire de portefeuille constate que dans certains endroits du monde, la situation à l’égard du virus s’améliore (pensons par exemple à la Chine) et revient à la normale, si bien que nous pourrions commencer à avoir une idée de la durée de la crise en Amérique du Nord et du délai avant que les marchés deviennent moins erratiques. D’ici là, M. Moore continue de profiter de cette occasion pour examiner soigneusement chaque entreprise, notamment celles qui se négociaient à un prix trop élevé auparavant et qui sont désormais plus abordables.

 

David Tulk

David Tulk adopte un point de vue macroéconomique et ses portefeuilles intègrent une stratégie défensive. Selon lui, l’or joue un rôle très important dans ses portefeuilles. En effet, il remarque qu’une exposition à l’or a plus souvent été bénéfique que défavorable. Il souligne également les bienfaits de la diversification de ses portefeuilles, qui sont construits de façon stratégique. Il est satisfait des pondérations globales de ceux-ci, car elles leur permettent de faire face à des situations très variées.

M. Tulk est d’avis qu’il faut investir dans une optique à plus long terme et s’attendre à une reprise de l’activité économique tôt ou tard. Il croit qu’il est presque impossible de prédire l’orientation du marché et qu’adopter une vision à long terme pourrait être la clé du succès, ce qui a été le cas lors d’autres périodes de volatilité liées à des événements.

 

Daniel Dupont

Daniel Dupont soutient que ce n’est pas le bon moment pour vendre ses placements; mieux vaut, selon lui, rester concentré sur le moyen et long terme. Il déploie actuellement des sommes importantes de liquidité et de trésorerie dans des titres plus volatils, mais qui sont fortement sous-évalués à son avis. À court terme, la volatilité est appelée à augmenter; toutefois, le potentiel de rendement à moyen et long terme s’en trouve lui aussi augmenté. M. Dupont soutient que son approche est plus audacieuse qu’elle ne l’était il y a quelques mois, et il se dit désormais plus enthousiaste à l’égard de certaines actions canadiennes particulièrement touchées par l’accès de volatilité boursière.

Il se montre prudent à long terme, mais estime que le moment est bien choisi pour investir la presque totalité des actifs, et ce, de manière audacieuse, et pour déployer des liquidités. Il entrevoit les deux à trois prochaines années avec optimisme, et il s’est affairé à investir ses liquidités rapidement ces dernières semaines parce qu’il juge certaines actions canadiennes intéressantes et sous-évaluées à l’heure actuelle.

 

Geoff Stein et David Wolf

D’après Geoff Stein et David Wolf, les liquidations massives sont essentiellement attribuables au climat de panique plutôt qu’à toute déficience structurelle à long terme. Cela dit, l’état de panique a donné lieu à des mesures monétaires – pensons aux baisses de taux d’intérêt –, et les gestionnaires de portefeuille anticipent également des mesures budgétaires dont les effets seront plus immédiats.

Ils se penchent sur les thèmes macroéconomiques et leur évolution au cours des trois prochaines années, et ne se disent pas inquiets outre mesure de l’accès sporadique de volatilité et d’aversion pour le risque. Ils s’intéressent aux catégories d’actifs qui ont été exagérément surévaluées ou sous-évaluées, mais sont disposés à prendre une autre direction lorsque la situation s’éclaircira, que les politiciens agiront et que la panique se sera estompée.
 

Don Newman

Don Newman continue de surveiller de très près les marchés. Il a constaté que les valorisations de certains titres sont désormais plus intéressantes. Par définition, les fonds indiciels passifs encaissent 100 % des reculs, ce qui signifie que dans une conjoncture comme celle-ci, les gestionnaires actifs peuvent ajouter une valeur considérable en période de baisse et potentiellement procurer d’excellents rendements lorsque les marchés se redresseront.

 

[i]. Statista, nombre d’utilisateurs de Facebook dans le monde 2008-2019. Publié par J. Clement, 30 janvier 2020. https://www.statista.com/statistics/264810/number-of-monthly-active-facebook-users-worldwide/



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