Le point sur les pays frontaliers et émergents d’Europe – Remontée des « pays d’origine »

Prague, République tchèque

 

Ayant grandi à Toronto, j’ai eu la chance (ou la malchance, diront certains) de devenir un fervent partisan des Maple Leafs. Cela dit, comme j’adore le hockey de façon générale, j’ai toujours aimé suivre les « six équipes d’origine » de la Ligue, soit Toronto, Montréal, Chicago, Boston, New York et Detroit. Cela peut sembler bizarre, surtout étant donné la longue rivalité entre Toronto et Montréal, mais j’aime l’histoire du hockey, donc je ne regardais pas les Blackhawks de Chicago comme je regardais, disons, les Ducks d’Anaheim (sans vouloir offenser qui que ce soit).

Pour ce qui est des marchés frontaliers et émergents, j’ai un peu la même approche avec les pays « d’origine », c’est-à-dire les anciens membres du pacte de Varsovie, qui ont fait rêver la plupart des investisseurs à la fin des années 1980 et au début des années 1990. Après la chute du mur de Berlin, survenue en 1989, il était plutôt logique pour les investisseurs de considérer des pays comme la Pologne, la Hongrie et l’ancienne Tchécoslovaquie comme des marchés « émergents », l’URSS ayant perdu son emprise sur les pays d’Europe centrale et orientale (PECO) avec l’effondrement de l’Union soviétique, en 1991. Ces événements ont influencé le cours de ma vie, puisque mon père était Hongrois; il s’est réfugié au Canada durant la Révolution hongroise de 1956. Nous sommes retournés ensemble en Hongrie en 1983 pour rendre visite à ma grand-mère et, même un enfant né au Canada pouvait se rendre compte de la stagnation du pays et voir qu’une ouverture à l’Ouest pourrait créer un changement économique spectaculaire.

Ces marchés ont offert d’excellentes occasions de placement pendant de nombreuses années avant de plafonner en 2007, lorsque bon nombre de pays ont fait preuve d’un enthousiasme excessif dans leurs prévisions. Les banques ont commencé à octroyer des prêts à faible coût et des prêts hypothécaires en francs suisses et en yens (les taux étant plus bas qu’en monnaies locales). Ce surendettement a connu un effondrement durant la crise financière mondiale de 2008, de nombreux propriétaires-occupants étant simultanément confrontés à une baisse des salaires en monnaies locales et à une forte augmentation de leurs versements hypothécaires mensuels. Les dix dernières années ont été marquées par des tendances économiques défavorables comme les taxes sur les banques, les radiations de prêts irrécouvrables et le déclin démographique dû à l’émigration vers l’Europe de l’Ouest (notamment vers le Royaume-Uni) de Polonais, Hongrois, Estoniens et Roumains en quête d’une vie meilleure.

Toutefois, au quatrième trimestre de 2019, j’ai assisté à un congrès régional annuel sur les placements, qui se déroulait à Prague, en République tchèque, et s’intéressait aux entreprises des pays frontaliers et émergents d’Europe. Dans presque toutes les assemblées, on s’étonnait de l’accélération de la croissance. La région est sortie d’un marasme, qui a duré 10 ans; dans le groupe des marchés émergents, le taux de croissance de son PIB, compris entre 4 % et 5 %, est presque le plus élevé (Tableau 1); cela profite aux consommateurs, puisque les salaires enregistrent une hausse comprise entre 7 % et 9 %. Parallèlement à cela, les valorisations de plusieurs pays continuent d’afficher des planchers quasi historiques (voir le Tableau 2).

Un autre changement important, dont on parle moins, est que la croissance démographique est à nouveau positive (voir le Tableau 3). Cette croissance est alimentée par le retour des expatriés (attribuable, notamment, à des situations comme le Brexit, au Royaume-Uni) et par une forte hausse de la natalité dans certains pays comme la Hongrie. Sur le plan régional, ce regain de vitalité a été particulièrement prononcé dans les pays d’Europe centrale (principalement en Hongrie, Roumanie et République tchèque) au cours des trois dernières années et, aujourd’hui, il se propage aux marchés adjacents comme les pays baltes, la Bulgarie et la Grèce, et même jusqu’au Kazakhstan. Les investisseurs sont probablement sensibles à cette croissance (même si l’intérêt des courtiers pour cette région diminue depuis 2008), mais nous pouvons raisonnablement nous attendre à une réévaluation à la hausse des ratios, étant donné la meilleure hausse relative du BPA et les nouvelles tendances structurelles de la croissance démographique, surtout par rapport à l’Europe de l’Ouest, au Japon et à la Chine.

 

Merci d’avoir lu ce billet.

 

Adam J. Kutas, CFA

 

 

 

Tableau 1 : Croissance du PIB – Comparaison des PECO avec les marchés émergents et la Scandinavie*
chart 1 for Kutas  blog Originals are back
Sources : Haver, FMR, quatre derniers trimestres : de sept. 2018 à sept. 2019.
* Les pays d’Europe centrale et orientale (PECO) incluent la Bulgarie, la Croatie, l’Estonie, le Kazakhstan, la Roumanie, la République tchèque, la Grèce, la Hongrie et la Pologne.

 

Tableau 2 : Ratio cours/valeur comptable des PECO
chart 2 for Kutas  blog Originals are back
Source : FMR.

 

 

Tableau 3 : Solde migratoire net des PECO
Chart 3: CEE net migration
Sources : Haver, FMR

 

 

 

 


Les placements dans les fonds communs de placement peuvent être assortis de commissions, de commissions de suivi, de frais de gestion et de charges. Veuillez lire le prospectus d’un fonds avant d’investir, car il contient des renseignements détaillés sur les placements. Les fonds communs de placement ne sont pas garantis; leur valeur est appelée à fluctuer fréquemment et le rendement passé pourrait ou non être reproduit.

Certaines déclarations formulées dans ce commentaire peuvent contenir des énoncés prospectifs de nature prévisionnelle pouvant inclure des termes tels que « prévoit », « anticipe », « a l’intention », « planifie », « croit », « estime » et d’autres expressions semblables ou leurs versions négatives correspondantes. Les énoncés prospectifs s’appuient sur des attentes et prévisions visant des facteurs généraux pertinents liés à la situation économique, au contexte politique et aux conditions du marché, comme les taux d’intérêt, et supposent qu’aucun changement n’est apporté au taux d’imposition en vigueur ni aux autres lois ou législations gouvernementales applicables. Les attentes et les prévisions à l’égard d’événements futurs sont intrinsèquement soumises, entre autres, aux risques et incertitudes parfois imprévisibles, et peuvent, par conséquent, se révéler incorrectes à l’avenir. Les énoncés prospectifs ne sont pas une garantie des rendements futurs, et les événements réels pourraient être substantiellement différents de ceux anticipés ou projetés dans les énoncés prospectifs. Certains éléments importants peuvent contribuer à ces écarts, y compris, notamment, les facteurs généraux liés à la situation économique, au contexte politique et aux conditions du marché en Amérique du Nord ou ailleurs dans le monde, les taux d’intérêt et de change, les marchés boursiers et les marchés des capitaux mondiaux, la concurrence commerciale et les catastrophes. Vous devez donc éviter de vous fier indûment aux énoncés prospectifs. En outre, nous n’avons pas l’intention de mettre à jour ces énoncés à la suite de l’obtention de nouveaux renseignements, de la concrétisation d’événements futurs ou pour quelque autre raison que ce soit.

De temps à autre, un gestionnaire, analyste ou autre employé de Fidelity peut exprimer une opinion sur une société, un titre, une industrie ou un secteur du marché. Les opinions exprimées par ces personnes représentent un point de vue personnel à un moment donné et ne constituent pas nécessairement celles de Fidelity ou d’autres personnes au sein de l’organisation. Ces opinions sont appelées à changer à tout moment en fonction de l’évolution des marchés et d’autres facteurs, et Fidelity décline toute responsabilité en ce qui a trait à la mise à jour de ces points de vue. Ceux-ci ne peuvent pas être considérés comme des conseils en placement fiables, ni comme une indication d’achat ou de vente visant un Fonds Fidelity, car les décisions de placement relatives aux Fonds Fidelity sont prises en fonction de nombreux facteurs.

Veuillez lire le prospectus ou la notice d'offre d'un fonds ou d’un mandat et consulter un conseiller en placements avant d’investir. Veuillez lire notre politique de confidentialité. En utilisant notre site Web ou en ouvrant une session, vous consentez à l’utilisation de témoins, telle qu’elle est décrite dans notre politique de confidentialité.  

Ce site est réservé aux personnes qui résident au Canada. Les fonds communs de placement et les FNB commandités par Fidelity Investments Canada s.r.i. ne peuvent être vendus que dans les provinces et territoires du Canada.

255410-v20191218

Close Search